jueves, 24 de enero de 2013

Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali



por Mohamed Tahar Bensaada

Cocorico ! La France aura bien eu sa « tempête de désert ». Hollande a pris la « courageuse » décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000D et des Rafale contre les colonnes des djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.

Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néocoloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.

Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.

De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.

La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.

Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culotés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.

Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger en 1991.

Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.

D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narcoterroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…

Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narcoterroristes était avérée ?

Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie !

Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néocoloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.

Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.

Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu ?

C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.

Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.

Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.

Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.

Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale !

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers !

miércoles, 23 de enero de 2013

Mali: una guerra que puede esconder otra

por Thierry Meyssan


Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie.


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  • Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.




  • « L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

    Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

    Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

    Peu avant la prise de Tripoli par l’OTAN, les Français parvinrent à soudoyer et à retourner des groupes Touaregs. Ils eurent le temps de les financer abondamment et de les armer, mais il était déjà bien tard pour qu’ils jouent un rôle sur le terrain. Une fois la guerre finie, ils retournèrent dans leur désert.

    Les Touaregs sont un peuple nomade vivant au Sahara central et sur les bordures du Sahel, soit un vaste espace partagé entre la Libye et l’Algérie, le Mali et le Niger. S’ils ont obtenu la protection des deux premiers Etats, ils ont au contraire été délaissés par les deux derniers. Par conséquent, depuis les années 60, ils n’ont cessé de remettre en question la souveraineté du Mali et du Niger sur leurs terres. Bien logiquement, les groupes armés par la France décidèrent d’utiliser leurs armes pour faire aboutir leurs revendications au Mali. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) prend le pouvoir dans presque tout le Nord-Mali où il habite. Cependant, un groupuscule d’islamistes touaregs, Ansar Dine, rattaché à AQMI, en profite pour imposer la charia dans quelques localités.

    Le 21 mars 2012, un étrange coup d’État est perpétré au Mali. Un mystérieux « Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État » (CNRDRE) renverse le président Amadou Toumani Touré et déclare vouloir restaurer l’autorité malienne au Nord du pays. Il en résulte une grande confusion, les putschistes étant incapables d’expliquer en quoi leur acte améliorera la situation. Le renversement du président est d’autant plus bizarre qu’une élection présidentielle était prévue cinq semaines plus tard et que le président sortant ne se représentait pas. Le CNRDRE est composé par des officiers formés aux États-Unis. Il empêche la tenue de l’élection et transmet le pouvoir à un des candidats, en l’occurrence le francophile Dioncounda Traore. Ce tour de passe-passe est légalisé par la CEDEAO, dont le président n’est autre qu’Alassane Ouattara, mis au pouvoir un an plus tôt par l’armée française en Côte d’Ivoire.

    Le coup d’État accentue la division ethnique du pays. Les unités d’élite de l’armée malienne (formées aux USA) ayant un commandement touareg rejoignent la rébellion avec armes et bagages.

    Le 10 janvier, Ansar Dine —appuyé par d’autres groupes islamistes— attaque la ville de Konna. Il quitte donc le territoire touareg pour étendre la loi islamique au Sud du Mali. Le président de transition Dioncounda Traore décrète l’état d’urgence et appelle la France au secours. Paris intervient dans les heures qui suivent pour empêcher la prise de la capitale, Bamako. Prévoyant, l’Élysée avait pré-positionné au Mali des hommes du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine (« la coloniale ») et du 13e Régiment de dragons parachutistes, des hélicoptères du COS, trois Mirage 2000D, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall.

    En réalité, il est fort peu probable qu’Ansar Dine ait représenté une menace réelle, car la vraie force combattante, ce ne sont pas les islamistes, mais les nationalistes touaregs, lesquels n’ont aucune ambition au Sud du Mali.

    Pour conduire son intervention militaire, la France demande l’aide de nombreux États, dont l’Algérie. Alger est piégé : accepter de collaborer avec l’ancienne puissance coloniale ou prendre le risque d’un reflux des islamistes sur son sol. Après hésitation, il accepte d’ouvrir son espace aérien au transit français. Mais en définitive, un groupe islamiste non identifié attaque un site gazier de British Petroleum au Sud de l’Algérie en accusant Alger de complicité avec Paris dans l’affaire malienne. Une centaine de personnes sont prises en otages, mais pas seulement des Algériens et des Français. Le but est manifestement d’internationaliser le conflit en le transportant en Algérie.

    La technique d’ingérence française est une reprise de celle de l’administration Bush : utiliser des groupes islamistes pour créer des conflits, puis intervenir et s’installer sur place sous prétexte de résoudre les conflits. C’est pourquoi la rhétorique de François Hollande reprend celle de « la guerre au terrorisme », pourtant abandonnée à Washington. On retrouve dans ce jeu les protagonistes habituels : le Qatar a pris des parts dans de grandes sociétés françaises installées au Mali, et l’émir d’Ansar Dine est proche de l’Arabie saoudite.

    Le pyromane-pompier est aussi un apprenti sorcier. La France a décidé de renforcer son dispositif anti-terroriste, le plan Vigipirate. Paris ne craint pas une action des islamistes maliens sur le sol français, mais le reflux des jihadistes de Syrie. En effet, durant deux ans, la DCRI a favorisé le recrutement de jeunes musulmans français pour se battre avec l’ASL contre l’État syrien. Du fait de la débandade de l’ASL, ces jihadistes reviennent actuellement au pays natal où ils pourraient être tentés, par solidarité avec Ansar Dine, d’utiliser les techniques terroristes qu’on leur a appris en Syrie.

    martes, 22 de enero de 2013

    Sigue avanzando el Gobierno Mundial

    por Adrian Salbuchi

    El proceso clave que permite comprender cómo funciona realmente el mundo de hoy lo vemos en la creciente privatización del poder a nivel global. Se ha vaciado a las estructuras públicas tradicionales agrupadas en torno al Estado nacional soberano de su poder, para transferirlo y concentrarlo en organizaciones privadas de diverso tipo. Entes privados numéricamente pequeños pero extremadamente poderosos desde el punto de vista de su influencia en todos los ámbitos y su capacidad para imponer su voluntad sobre el mundo entero.

    El 'cerebro' de este sistema de poder mundial privatizado lo hallamos en la nutrida red de entes de planificación geopolítico denominados 'think tanks' (bancos de cerebro).

    Existen cientos de estos 'think tanks' que permanente y dinámicamente evalúan, analizan, planifican y preparan planes de acción para lograr el control mundial integral. Dado que el poder es -siempre ha sido y siempre será- vertical y autoritario, vemos que un grupo pequeño de estos entes ubicado en la cima de la pirámide de poder global parece siempre tener la palabra final en todos los temas clave. Esto nada tiene de 'conspirativo', por cuanto todos estos entes tienen nombre, domicilio, sitios en internet y nóminas de miembros: la Comisión Trilateral (fundada por intereses coaligados de Rockefeller, Rothschild, Morgan, Warburg en 1973), el Instituto Real de Relaciones Internacionales (también conocido como Chatham House fundado en Londres en 1919), la 'Conferencia Bilderberg' (asociación más informal de individuos con enorme poder que se reúne anualmente desde 1954), y muy especialmente el neoyorquino Council on Foreign Relations (CFR, Consejo de Relaciones Exteriores).

    Creado en 1919 luego de la primera guerra mundial por los más poderosos banqueros, industriales y grupos de interés de la época, el CFR se ha consolidado siendo hoy una suerte de 'cerebro del mundo' que coordina amplios procesos políticos, económicos, financieros, geopolíticos y sociales en todo el mundo; cada uno según sus características intrínsecas, posibilidades y potencialidades, y velocidades naturales de desarrollo y maduración.

    Esta estructura de grupos de poder global –los 'dueños del poder mundial'– tiene como objetivo ulterior la paulatina creación e imposición de un Gobierno Mundial controlado desde sus propias instancias privadas. Para ello, han logrado que sus miembros, acólitos, empleados de alta gama, y servidores diversos -sea por ambición personal, alineamiento filosófico o incluso ignorancia programada- hagan su voluntad y cumplan con funciones muy precisas dentro de una complejísima maquinaria que conduce inexorablemente hacia el anhelado Gobierno Mundial. En verdad, se trata de unas pocas decenas de miles de individuos que deciden por los 7.000 millones de habitantes del planeta.
    El 'Consejo de Consejos'
    Un indicio más de que el CFR hoy sigue impulsando planes globales para imponer un Gobierno Mundial lo observamos en la iniciativa denominada el 'Consejo de Consejos', mediante la cual el CFR se propone coordinar las actividades de un conjunto de los más relevantes 'think tanks' alineados con el proyecto mundialista dentro del ámbito de los países del Grupo de los Veinte, G20.

    No habrá de sorprender la innegable preocupación que Rusia y China les genera a los 'dueños del poder', lo que motivó que su segunda conferencia tuviera lugar en Moscú el pasado 12 y 13 de diciembre para evaluar la próxima presidencia rusa del G20, la crisis en Siria y el funcionamiento del Consejo de Seguridad de la ONU en el que Rusia es miembro permanente.

    Su primera conferencia realizada a finales de octubre de 2012 ya había abordado la necesidad de estabilizar el sistema financiero global, impulsar una creciente liberalización del comercio, conjurar la amenaza de proliferación en Asia (aludiendo a Corea del Norte), y planificar el futuro de la cooperación asiática en materia de seguridad (aludiendo al creciente poder de China).

    En la conferencia inaugural del 'Consejo de Consejos', llevada a cabo en Washington DC el 12 y 13 de marzo del año pasado, se definieron los cuatro ejes principales que más preocupan a los dueños del poder mundial en la actual etapa del proceso hacia la imposición de un Gobierno Mundial:

    • La situación general de gobernabilidad global y cooperación multilateral. O sea, la influencia y poder económico de China, la influencia política y diplomática de Rusia, y el creciente poderío militar de estas dos naciones.

    • El estado de la no proliferación nuclear centrado en Irán. Este es uno de los ejes en la "lucha contra el terrorismo y las armas de destrucción masiva" que las potencias occidentales utilizan en Oriente Medio, y que ha derivado en la destrucción de Afganistán e Irak a partir de los ataques e invasiones de EE.UU. y la OTAN en 2001 y 2003 respectivamente; y la creciente agresión contra Irán que abarca desde el asesinato de sus científicos y funcionarios de Gobierno, ciberataques contra sus instalaciones, hasta las arbitrarias y durísimas sanciones económicas. Todo ello viene ocasionando millones de muertes en estos y otros países a manos de Occidente. Por supuesto, en estas conferencias no hay ni una sola palabra sobre el arsenal nuclear ilegal de Israel.

    • El futuro del dólar como moneda de reserva mundial. Los dueños del poder mundial pretenden administrar el colapso controlado del sistema financiero mundial y de las monedas de todos los países –especialmente el dólar y el euro– para reemplazarlas (en el momento que a ellos más les convenga) por una moneda mundial controlada desde algún ente supranacional privado bajo su control.

    En verdad, la gigantesca crisis financiera y económica desatada desde 2008 ha sido ocasionada directamente por los megabancos globales que a su vez controlan los bancos centrales de casi todos los países. A través de complejísimos mecanismos financieros, esos megabancos imponen catastróficas distorsiones financieras, monetarias y salvajes que solo les benefician a ellos, al tiempo que aniquilan a decenas de millones de trabajadores de todos los países del mundo. Resultado de ello es la enorme concentración del poder financiero en torno a media docena de megabancos –Goldman Sachs, CitiCorp, HSBC, JPMorganChase, Credit Suisse y DeutscheBank, todos controlados por el grupo Rockefeller/Rothschild/Warburg/Schiff– que se han encumbrado por encima de las leyes de todos los países del mundo.

    En verdad, dentro de la estructura de poder global privatizada son los megabancos los que imponen las leyes en EE.UU., el Reino Unido, la Unión Europea y demás países de Occidente. Este proceso permite comprender los ataques coordinados llevados a cabo contra toda nación que pretenda mantener un banco central independiente de los megabancos mundiales: Libia, Irán, Irak, Siria…

    • Criterios para intervenciones humanitarias a la luz del cambio de régimen en Libia y la crisis actual en Siria. En otras palabras, se trata de esquemas de guerra psicológica para justificar intervenciones armadas e invasiones de EE.UU., Reino Unido, Francia, la OTAN e Israel contra Irak, Afganistán, Libia, Siria, Palestina, Mali, Somalia, Líbano, Siria y muchas más por venir. No es casualidad que en cada caso, los 'luchadores por la libertad' –facinerosos armados, financiados y entrenados por Occidente– terminan luchando codo a codo con operativos de Al Qaeda, otra creación de la CIA, el MI6 y el Mossad.
    Reorganización Geopolítica
    Cada crisis que el CFR coloca como "necesitados de urgente reforma" ha sido creada directa o indirectamente por ellos mismos, y hoy sirven para justificar diferentes tipos de conferencias, cumbres y reuniones en las que se propone una amplia gama de 'soluciones', siempre funcionales a sus propios objetivos. En verdad, lo que se esconde detrás de todo esto es la necesidad de crear una justificación para poder atacar de manera integral y desde todos los ángulos posibles, al gran 'Enemigo Público Número Uno' de los 'dueños del poder mundial': el Estado nacional soberano en todos los países.

    Uno de los miembros e intelectuales más sobresalientes del CFR, Zbigniew Brzezinski – también fundador e ideólogo de la Comisión Trilateral y ex asesor de Seguridad Nacional del presidente Jimmy Carter– lo expuso elocuentemente en un libro publicado en 1970:

    “Entre dos edades: el rol de los Estados Unidos en la era tecnotrónica”, al decir que: “la era tecnotrónica implica el surgimiento gradual de una sociedad más controlada. Una sociedad semejante quedará dominada por una élite sin ataduras con los valores tradicionales. Pronto será posible imponer esquemas de vigilancia casi permanentes sobre cada ciudadano y mantener archivos completos y actualizados de los mismos, que estarán disponibles instantáneamente para las autoridades”.

    "En la sociedad tecnotrónica, la tendencia pareciera ser hacia lograr el apoyo agregado de millones de ciudadanos descoordinados entre sí y fácilmente controlables por personalidades magnéticas y atractivas, que permitan manipular sus emociones y controlar su razonamiento".

    "Hoy somos testigos del surgimiento de elites transnacionales vinculadas más allá de toda frontera nacional. Seguramente, pronto las élites sociales de las naciones más avanzadas serán altamente internacionalistas o globalistas en espíritu y en su perfil intelectual. El Estado-nación cederá gradualmente su soberanía… Se tendrán que hacer esfuerzos más intensos para darle forma a una nueva estructura monetaria mundial, lo que llevará riesgos consecuentes a la posición relativamente favorable de los EE.UU.”.

    En este libro publicado hace 43 años, Brzezinski incluso prevé que "para el año 2018, la tecnología pondrá a disposición de los líderes de las principales naciones una amplia gama de técnicas para llevar a cabo guerras secretas para las cuales se necesitará de apenas un mínimo de fuerzas de seguridad en el campo. Una nación podrá atacar a otra nación competidora de manera encubierta utilizando medios bacteriológicos, o debilitar totalmente a la población (aunque con un mínimo de fatalidades) antes de controlar a sus Fuerzas Armadas. Alternativamente, técnicas de modificación climática podrán emplearse para generar periodos extensos de sequía o de tormentas…”.

    Este es el mismo Zbigniew Brzezinski que desde los estrados del CFR anunció hace pocos años que el mayor peligro actual para los 'dueños del poder mundial' yace en “el creciente despertar político de las masas”.

    Como podrá apreciar el lector, estamos todos inmersos en una verdadera guerra global de alcances mundiales, por más que la gran mayoría de la población no haya tomado conciencia cabal de ello…. ¡aún!
    l proceso clave que permite comprender cómo funciona realmente el mundo de hoy lo vemos en la creciente privatización del poder a nivel global. Se ha vaciado a las estructuras públicas tradicionales agrupadas en torno al Estado nacional soberano de su poder, para transferirlo y concentrarlo en organizaciones privadas de diverso tipo. Entes privados numéricamente pequeños pero extremadamente poderosos desde el punto de vista de su influencia en todos los ámbitos y su capacidad para imponer su voluntad sobre el mundo entero.

    El 'cerebro' de este sistema de poder mundial privatizado lo hallamos en la nutrida red de entes de planificación geopolítico denominados 'think tanks' (bancos de cerebro).

    Existen cientos de estos 'think tanks' que permanente y dinámicamente evalúan, analizan, planifican y preparan planes de acción para lograr el control mundial integral. Dado que el poder es -siempre ha sido y siempre será- vertical y autoritario, vemos que un grupo pequeño de estos entes ubicado en la cima de la pirámide de poder global parece siempre tener la palabra final en todos los temas clave. Esto nada tiene de 'conspirativo', por cuanto todos estos entes tienen nombre, domicilio, sitios en internet y nóminas de miembros: la Comisión Trilateral (fundada por intereses coaligados de Rockefeller, Rothschild, Morgan, Warburg en 1973), el Instituto Real de Relaciones Internacionales (también conocido como Chatham House fundado en Londres en 1919), la 'Conferencia Bilderberg' (asociación más informal de individuos con enorme poder que se reúne anualmente desde 1954), y muy especialmente el neoyorquino Council on Foreign Relations (CFR, Consejo de Relaciones Exteriores).

    Creado en 1919 luego de la primera guerra mundial por los más poderosos banqueros, industriales y grupos de interés de la época, el CFR se ha consolidado siendo hoy una suerte de 'cerebro del mundo' que coordina amplios procesos políticos, económicos, financieros, geopolíticos y sociales en todo el mundo; cada uno según sus características intrínsecas, posibilidades y potencialidades, y velocidades naturales de desarrollo y maduración.

    Esta estructura de grupos de poder global –los 'dueños del poder mundial'– tiene como objetivo ulterior la paulatina creación e imposición de un Gobierno Mundial controlado desde sus propias instancias privadas. Para ello, han logrado que sus miembros, acólitos, empleados de alta gama, y servidores diversos -sea por ambición personal, alineamiento filosófico o incluso ignorancia programada- hagan su voluntad y cumplan con funciones muy precisas dentro de una complejísima maquinaria que conduce inexorablemente hacia el anhelado Gobierno Mundial. En verdad, se trata de unas pocas decenas de miles de individuos que deciden por los 7.000 millones de habitantes del planeta.

    El 'Consejo de Consejos'

    Un indicio más de que el CFR hoy sigue impulsando planes globales para imponer un Gobierno Mundial lo observamos en la iniciativa denominada el 'Consejo de Consejos', mediante la cual el CFR se propone coordinar las actividades de un conjunto de los más relevantes 'think tanks' alineados con el proyecto mundialista dentro del ámbito de los países del Grupo de los Veinte, G20.

    No habrá de sorprender la innegable preocupación que Rusia y China les genera a los 'dueños del poder', lo que motivó que su segunda conferencia tuviera lugar en Moscú el pasado 12 y 13 de diciembre para evaluar la próxima presidencia rusa del G20, la crisis en Siria y el funcionamiento del Consejo de Seguridad de la ONU en el que Rusia es miembro permanente.

    Su primera conferencia realizada a finales de octubre de 2012 ya había abordado la necesidad de estabilizar el sistema financiero global, impulsar una creciente liberalización del comercio, conjurar la amenaza de proliferación en Asia (aludiendo a Corea del Norte), y planificar el futuro de la cooperación asiática en materia de seguridad (aludiendo al creciente poder de China).

    En la conferencia inaugural del 'Consejo de Consejos', llevada a cabo en Washington DC el 12 y 13 de marzo del año pasado, se definieron los cuatro ejes principales que más preocupan a los dueños del poder mundial en la actual etapa del proceso hacia la imposición de un Gobierno Mundial:

    La situación general de gobernabilidad global y cooperación multilateral. O sea, la influencia y poder económico de China, la influencia política y diplomática de Rusia, y el creciente poderío militar de estas dos naciones.

    El estado de la no proliferación nuclear centrado en Irán. Este es uno de los ejes en la "lucha contra el terrorismo y las armas de destrucción masiva" que las potencias occidentales utilizan en Oriente Medio, y que ha derivado en la destrucción de Afganistán e Irak a partir de los ataques e invasiones de EE.UU. y la OTAN en 2001 y 2003 respectivamente; y la creciente agresión contra Irán que abarca desde el asesinato de sus científicos y funcionarios de Gobierno, ciberataques contra sus instalaciones, hasta las arbitrarias y durísimas sanciones económicas. Todo ello viene ocasionando millones de muertes en estos y otros países a manos de Occidente. Por supuesto, en estas conferencias no hay ni una sola palabra sobre el arsenal nuclear ilegal de Israel.

    El futuro del dólar como moneda de reserva mundial. Los dueños del poder mundial pretenden administrar el colapso controlado del sistema financiero mundial y de las monedas de todos los países –especialmente el dólar y el euro– para reemplazarlas (en el momento que a ellos más les convenga) por una moneda mundial controlada desde algún ente supranacional privado bajo su control.

    En verdad, la gigantesca crisis financiera y económica desatada desde 2008 ha sido ocasionada directamente por los megabancos globales que a su vez controlan los bancos centrales de casi todos los países. A través de complejísimos mecanismos financieros, esos megabancos imponen catastróficas distorsiones financieras, monetarias y salvajes que solo les benefician a ellos, al tiempo que aniquilan a decenas de millones de trabajadores de todos los países del mundo. Resultado de ello es la enorme concentración del poder financiero en torno a media docena de megabancos –Goldman Sachs, CitiCorp, HSBC, JPMorganChase, Credit Suisse y DeutscheBank, todos controlados por el grupo Rockefeller/Rothschild/Warburg/Schiff– que se han encumbrado por encima de las leyes de todos los países del mundo.

    En verdad, dentro de la estructura de poder global privatizada son los megabancos los que imponen las leyes en EE.UU., el Reino Unido, la Unión Europea y demás países de Occidente. Este proceso permite comprender los ataques coordinados llevados a cabo contra toda nación que pretenda mantener un banco central independiente de los megabancos mundiales: Libia, Irán, Irak, Siria…

    Criterios para intervenciones humanitarias a la luz del cambio de régimen en Libia y la crisis actual en Siria. En otras palabras, se trata de esquemas de guerra psicológica para justificar intervenciones armadas e invasiones de EE.UU., Reino Unido, Francia, la OTAN e Israel contra Irak, Afganistán, Libia, Siria, Palestina, Mali, Somalia, Líbano, Siria y muchas más por venir. No es casualidad que en cada caso, los 'luchadores por la libertad' –facinerosos armados, financiados y entrenados por Occidente– terminan luchando codo a codo con operativos de Al Qaeda, otra creación de la CIA, el MI6 y el Mossad.

    Reorganización Geopolítica

    Cada crisis que el CFR coloca como "necesitados de urgente reforma" ha sido creada directa o indirectamente por ellos mismos, y hoy sirven para justificar diferentes tipos de conferencias, cumbres y reuniones en las que se propone una amplia gama de 'soluciones', siempre funcionales a sus propios objetivos. En verdad, lo que se esconde detrás de todo esto es la necesidad de crear una justificación para poder atacar de manera integral y desde todos los ángulos posibles, al gran 'Enemigo Público Número Uno' de los 'dueños del poder mundial': el Estado nacional soberano en todos los países.

    Uno de los miembros e intelectuales más sobresalientes del CFR, Zbigniew Brzezinski – también fundador e ideólogo de la Comisión Trilateral y ex asesor de Seguridad Nacional del presidente Jimmy Carter– lo expuso elocuentemente en un libro publicado en 1970:

    “Entre dos edades: el rol de los Estados Unidos en la era tecnotrónica”, al decir que: “la era tecnotrónica implica el surgimiento gradual de una sociedad más controlada. Una sociedad semejante quedará dominada por una élite sin ataduras con los valores tradicionales. Pronto será posible imponer esquemas de vigilancia casi permanentes sobre cada ciudadano y mantener archivos completos y actualizados de los mismos, que estarán disponibles instantáneamente para las autoridades”.

    "En la sociedad tecnotrónica, la tendencia pareciera ser hacia lograr el apoyo agregado de millones de ciudadanos descoordinados entre sí y fácilmente controlables por personalidades magnéticas y atractivas, que permitan manipular sus emociones y controlar su razonamiento".

    "Hoy somos testigos del surgimiento de elites transnacionales vinculadas más allá de toda frontera nacional.  Seguramente, pronto las élites sociales de las naciones más avanzadas serán altamente internacionalistas o globalistas en espíritu y en su perfil intelectual. El Estado-nación cederá gradualmente su soberanía… Se tendrán que hacer esfuerzos más intensos para darle forma a una nueva estructura monetaria mundial, lo que llevará riesgos consecuentes a la posición relativamente favorable de los EE.UU.”.

    En este libro publicado hace 43 años, Brzezinski incluso prevé que "para el año 2018, la tecnología pondrá a disposición de los líderes de las principales naciones una amplia gama de técnicas para llevar a cabo guerras secretas para las cuales se necesitará de apenas un mínimo de fuerzas de seguridad en el campo. Una nación podrá atacar a otra nación competidora de manera encubierta utilizando medios bacteriológicos, o debilitar totalmente a la población (aunque con un mínimo de fatalidades) antes de controlar a sus Fuerzas Armadas. Alternativamente, técnicas de modificación climática podrán emplearse para generar periodos extensos de sequía o de tormentas…”.

    Este es el mismo Zbigniew Brzezinski que desde los estrados del CFR anunció hace pocos años que el mayor peligro actual para los 'dueños del poder mundial' yace en “el creciente despertar político de las masas”.
    Como podrá apreciar el lector, estamos todos inmersos en una verdadera guerra global de alcances mundiales, por más que la gran mayoría de la población no haya tomado conciencia cabal de ello…. ¡aún!


    Texto completo en: http://actualidad.rt.com/expertos/salbuchi/view/84289-sigue-avanzando-gobierno-mundial
    l proceso clave que permite comprender cómo funciona realmente el mundo de hoy lo vemos en la creciente privatización del poder a nivel global. Se ha vaciado a las estructuras públicas tradicionales agrupadas en torno al Estado nacional soberano de su poder, para transferirlo y concentrarlo en organizaciones privadas de diverso tipo. Entes privados numéricamente pequeños pero extremadamente poderosos desde el punto de vista de su influencia en todos los ámbitos y su capacidad para imponer su voluntad sobre el mundo entero.

    El 'cerebro' de este sistema de poder mundial privatizado lo hallamos en la nutrida red de entes de planificación geopolítico denominados 'think tanks' (bancos de cerebro).

    Existen cientos de estos 'think tanks' que permanente y dinámicamente evalúan, analizan, planifican y preparan planes de acción para lograr el control mundial integral. Dado que el poder es -siempre ha sido y siempre será- vertical y autoritario, vemos que un grupo pequeño de estos entes ubicado en la cima de la pirámide de poder global parece siempre tener la palabra final en todos los temas clave. Esto nada tiene de 'conspirativo', por cuanto todos estos entes tienen nombre, domicilio, sitios en internet y nóminas de miembros: la Comisión Trilateral (fundada por intereses coaligados de Rockefeller, Rothschild, Morgan, Warburg en 1973), el Instituto Real de Relaciones Internacionales (también conocido como Chatham House fundado en Londres en 1919), la 'Conferencia Bilderberg' (asociación más informal de individuos con enorme poder que se reúne anualmente desde 1954), y muy especialmente el neoyorquino Council on Foreign Relations (CFR, Consejo de Relaciones Exteriores).

    Creado en 1919 luego de la primera guerra mundial por los más poderosos banqueros, industriales y grupos de interés de la época, el CFR se ha consolidado siendo hoy una suerte de 'cerebro del mundo' que coordina amplios procesos políticos, económicos, financieros, geopolíticos y sociales en todo el mundo; cada uno según sus características intrínsecas, posibilidades y potencialidades, y velocidades naturales de desarrollo y maduración.

    Esta estructura de grupos de poder global –los 'dueños del poder mundial'– tiene como objetivo ulterior la paulatina creación e imposición de un Gobierno Mundial controlado desde sus propias instancias privadas. Para ello, han logrado que sus miembros, acólitos, empleados de alta gama, y servidores diversos -sea por ambición personal, alineamiento filosófico o incluso ignorancia programada- hagan su voluntad y cumplan con funciones muy precisas dentro de una complejísima maquinaria que conduce inexorablemente hacia el anhelado Gobierno Mundial. En verdad, se trata de unas pocas decenas de miles de individuos que deciden por los 7.000 millones de habitantes del planeta.

    El 'Consejo de Consejos'

    Un indicio más de que el CFR hoy sigue impulsando planes globales para imponer un Gobierno Mundial lo observamos en la iniciativa denominada el 'Consejo de Consejos', mediante la cual el CFR se propone coordinar las actividades de un conjunto de los más relevantes 'think tanks' alineados con el proyecto mundialista dentro del ámbito de los países del Grupo de los Veinte, G20.

    No habrá de sorprender la innegable preocupación que Rusia y China les genera a los 'dueños del poder', lo que motivó que su segunda conferencia tuviera lugar en Moscú el pasado 12 y 13 de diciembre para evaluar la próxima presidencia rusa del G20, la crisis en Siria y el funcionamiento del Consejo de Seguridad de la ONU en el que Rusia es miembro permanente.

    Su primera conferencia realizada a finales de octubre de 2012 ya había abordado la necesidad de estabilizar el sistema financiero global, impulsar una creciente liberalización del comercio, conjurar la amenaza de proliferación en Asia (aludiendo a Corea del Norte), y planificar el futuro de la cooperación asiática en materia de seguridad (aludiendo al creciente poder de China).

    En la conferencia inaugural del 'Consejo de Consejos', llevada a cabo en Washington DC el 12 y 13 de marzo del año pasado, se definieron los cuatro ejes principales que más preocupan a los dueños del poder mundial en la actual etapa del proceso hacia la imposición de un Gobierno Mundial:

    La situación general de gobernabilidad global y cooperación multilateral. O sea, la influencia y poder económico de China, la influencia política y diplomática de Rusia, y el creciente poderío militar de estas dos naciones.

    El estado de la no proliferación nuclear centrado en Irán. Este es uno de los ejes en la "lucha contra el terrorismo y las armas de destrucción masiva" que las potencias occidentales utilizan en Oriente Medio, y que ha derivado en la destrucción de Afganistán e Irak a partir de los ataques e invasiones de EE.UU. y la OTAN en 2001 y 2003 respectivamente; y la creciente agresión contra Irán que abarca desde el asesinato de sus científicos y funcionarios de Gobierno, ciberataques contra sus instalaciones, hasta las arbitrarias y durísimas sanciones económicas. Todo ello viene ocasionando millones de muertes en estos y otros países a manos de Occidente. Por supuesto, en estas conferencias no hay ni una sola palabra sobre el arsenal nuclear ilegal de Israel.

    El futuro del dólar como moneda de reserva mundial. Los dueños del poder mundial pretenden administrar el colapso controlado del sistema financiero mundial y de las monedas de todos los países –especialmente el dólar y el euro– para reemplazarlas (en el momento que a ellos más les convenga) por una moneda mundial controlada desde algún ente supranacional privado bajo su control.

    En verdad, la gigantesca crisis financiera y económica desatada desde 2008 ha sido ocasionada directamente por los megabancos globales que a su vez controlan los bancos centrales de casi todos los países. A través de complejísimos mecanismos financieros, esos megabancos imponen catastróficas distorsiones financieras, monetarias y salvajes que solo les benefician a ellos, al tiempo que aniquilan a decenas de millones de trabajadores de todos los países del mundo. Resultado de ello es la enorme concentración del poder financiero en torno a media docena de megabancos –Goldman Sachs, CitiCorp, HSBC, JPMorganChase, Credit Suisse y DeutscheBank, todos controlados por el grupo Rockefeller/Rothschild/Warburg/Schiff– que se han encumbrado por encima de las leyes de todos los países del mundo.

    En verdad, dentro de la estructura de poder global privatizada son los megabancos los que imponen las leyes en EE.UU., el Reino Unido, la Unión Europea y demás países de Occidente. Este proceso permite comprender los ataques coordinados llevados a cabo contra toda nación que pretenda mantener un banco central independiente de los megabancos mundiales: Libia, Irán, Irak, Siria…

    Criterios para intervenciones humanitarias a la luz del cambio de régimen en Libia y la crisis actual en Siria. En otras palabras, se trata de esquemas de guerra psicológica para justificar intervenciones armadas e invasiones de EE.UU., Reino Unido, Francia, la OTAN e Israel contra Irak, Afganistán, Libia, Siria, Palestina, Mali, Somalia, Líbano, Siria y muchas más por venir. No es casualidad que en cada caso, los 'luchadores por la libertad' –facinerosos armados, financiados y entrenados por Occidente– terminan luchando codo a codo con operativos de Al Qaeda, otra creación de la CIA, el MI6 y el Mossad.

    Reorganización Geopolítica

    Cada crisis que el CFR coloca como "necesitados de urgente reforma" ha sido creada directa o indirectamente por ellos mismos, y hoy sirven para justificar diferentes tipos de conferencias, cumbres y reuniones en las que se propone una amplia gama de 'soluciones', siempre funcionales a sus propios objetivos. En verdad, lo que se esconde detrás de todo esto es la necesidad de crear una justificación para poder atacar de manera integral y desde todos los ángulos posibles, al gran 'Enemigo Público Número Uno' de los 'dueños del poder mundial': el Estado nacional soberano en todos los países.

    Uno de los miembros e intelectuales más sobresalientes del CFR, Zbigniew Brzezinski – también fundador e ideólogo de la Comisión Trilateral y ex asesor de Seguridad Nacional del presidente Jimmy Carter– lo expuso elocuentemente en un libro publicado en 1970:

    “Entre dos edades: el rol de los Estados Unidos en la era tecnotrónica”, al decir que: “la era tecnotrónica implica el surgimiento gradual de una sociedad más controlada. Una sociedad semejante quedará dominada por una élite sin ataduras con los valores tradicionales. Pronto será posible imponer esquemas de vigilancia casi permanentes sobre cada ciudadano y mantener archivos completos y actualizados de los mismos, que estarán disponibles instantáneamente para las autoridades”.

    "En la sociedad tecnotrónica, la tendencia pareciera ser hacia lograr el apoyo agregado de millones de ciudadanos descoordinados entre sí y fácilmente controlables por personalidades magnéticas y atractivas, que permitan manipular sus emociones y controlar su razonamiento".

    "Hoy somos testigos del surgimiento de elites transnacionales vinculadas más allá de toda frontera nacional.  Seguramente, pronto las élites sociales de las naciones más avanzadas serán altamente internacionalistas o globalistas en espíritu y en su perfil intelectual. El Estado-nación cederá gradualmente su soberanía… Se tendrán que hacer esfuerzos más intensos para darle forma a una nueva estructura monetaria mundial, lo que llevará riesgos consecuentes a la posición relativamente favorable de los EE.UU.”.

    En este libro publicado hace 43 años, Brzezinski incluso prevé que "para el año 2018, la tecnología pondrá a disposición de los líderes de las principales naciones una amplia gama de técnicas para llevar a cabo guerras secretas para las cuales se necesitará de apenas un mínimo de fuerzas de seguridad en el campo. Una nación podrá atacar a otra nación competidora de manera encubierta utilizando medios bacteriológicos, o debilitar totalmente a la población (aunque con un mínimo de fatalidades) antes de controlar a sus Fuerzas Armadas. Alternativamente, técnicas de modificación climática podrán emplearse para generar periodos extensos de sequía o de tormentas…”.

    Este es el mismo Zbigniew Brzezinski que desde los estrados del CFR anunció hace pocos años que el mayor peligro actual para los 'dueños del poder mundial' yace en “el creciente despertar político de las masas”.
    Como podrá apreciar el lector, estamos todos inmersos en una verdadera guerra global de alcances mundiales, por más que la gran mayoría de la población no haya tomado conciencia cabal de ello…. ¡aún!


    Texto completo en: http://actualidad.rt.com/expertos/salbuchi/view/84289-sigue-avanzando-gobierno-mundial

    ¡Arde Mali, arde!, el Afganistán africano

    por: Pepe Escobar


    LONDRES – Hay que adorar el sonido de un caza jet Mirage 2000 francés por la mañana. Huele como… un delicioso desayuno neocolonial en salsa Hollandesa. Digamos salsa de cenagal.
    Aparentemente, es perfectamente obvio. Mali tiene 15,8 millones de habitantes – con un ingreso interno bruto per cápita de solo unos 1.000 dólares por año y una expectativa de vida de solo 51 años – en un territorio el doble del de Francia (un PIB per cápita de 35.000 y más). Ahora, casi dos tercios de ese territorio están ocupados por grupos islamistas fuertemente armados. ¿Qué nos espera? Bombas, baby, bombas.
    De modo que demos la bienvenida a la más reciente guerra africana; Mirages franceses estacionados en Chad, y helicópteros Gazelle más algunos Rafales basados en Francia bombardeando a malignos yihadistas islamistas en el norte de Mali. Los negocios van bien; el presidente Hollande de Francia pasó el martes pasado en Abu Dhabi cerrando la venta de hasta 60 Rafales a ese parangón de la democracia en el Golfo, los Emiratos Árabes Unidos (EAU).
    El antes afofado Hollande –quien ahora goza de la reconversión de su imagen en la de un “resuelto”, “determinado”, tipo duro– ha pregonado hábilmente todo eso como la incineración de islamistas en la sabana antes de que emprendan un vuelo sin retorno Bamako-París para bombardear la Torre Eiffel.
    Ha habido Fuerzas Especiales francesas en el terreno en Mali desde principios de 2012.
    El MNLA (Movimiento Nacional por la Liberación de Azawad), dirigido por tuaregs, dice ahora a través de uno de sus dirigentes, que está “dispuesto a ayudar” a la antigua potencia colonial, presentándose como más conocedor de la cultura y del terreno que futuras fuerzas de intervención de la CEDEAO (acrónimo en francés de Comunidad Económica de Estados de África Occidental).
    Los salafistas-yihadistas en Mali tienen un inmenso problema: escogieron el campo de batalla equivocado. Si fuera Siria, hubieran sido inundados de armas, bases logísticas, un “observatorio” basado en Londres, horas de videos en YouTube y un apoyo diplomático total de los sospechosos habituales de EE.UU., Gran Bretaña, Turquía, las petromonarquías del Golfo y –oui, monsieur– la propia Francia.
    En su lugar, fueron criticados severamente por el Consejo de Seguridad de la ONU –más rápido que una colección de héroes de Marvel– que, como es debido, autorizó una guerra en su contra. Sus vecinos africanos occidentales –parte del bloque regional CEDEAO– recibieron un plazo (hasta fines de noviembre) para presentar un plan de guerra. Estando en África, no pasó nada – y los islamistas siguieron avanzando hasta que hace una semana París decidió aplicar un poco de salsa Hollandesa.
    Ni siquiera un estadio de fútbol repleto de los mejores chamanes africanos occidentales puede exorcizar a un grupo de países dispares –e empobrecidos– para que organicen a corto plazo un ejército intervencionista, incluso si la aventura es pagada totalmente por Occidente como el ejército dirigido por Uganda que combate contra al-Shabaab en Somalia.
    Para colmo de males, no es ningún paseo. Los salafistas-yihadistas están bien provistos, por cortesía del auge del contrabando de cocaína de Suramérica a Europa pasando por Mali, más el tráfico de seres humanos. Según la Oficina de Control de Drogas de la ONU, un 60% de la cocaína de Europa pasa por Mali. A los precios en la calle en París, eso representa más de 11.000 millones de dólares.


    Turbulencia futura

    El general Carter Ham, comandante del AFRICOM del Pentágono, ha estado advirtiendo durante meses de una importante crisis. Hablemos de una profecía que se auto realiza. Pero lo que en realidad está sucediendo es lo que el New York Times extrañamente describe como esos “vastos y turbulentos trozos del Sahara”.
    Todo comenzó con un golpe militar en marzo de 2012, solo un mes antes de que Mali realizara una elección presidencial, derrocando al entonces presidente Amadou Toumani Touré. Los conspiradores del golpe lo justificaron como una reacción ante la incompetencia del gobierno en la lucha contra los tuareg.
    El líder del golpe fue un cierto capitán Amadou Haya Sanogo, quien por casualidad había tenido relaciones muy cómodas con el Pentágono; eso incluyó sus cuatro meses de curso básico de entrenamiento como oficial de infantería en Fort Benning, Georgia, en 2010. Esencialmente, Sanogo también fue acicalado por AFRICOM, bajo un proyecto regional que mezcló el programa de Cooperación en el Contraterrorismo Trans-Sahara del Departamento de Estado y la Operación Libertad Duradera del Pentágono. Sobra decir que en todo este asunto de la “libertad” ha sido el proverbial “aliado seguro” –como en socio en el contraterrorismo– combatiendo (por lo menos teóricamente) a al Qaida en el Magreb Islámico (AQIM).
    Durante los últimos años, el juego de Washington ha elevado los giros en 180 grados al nivel de un arte de calidad. Durante el segundo gobierno de George W. Bush, las Fuerzas Especiales estuvieron muy activas codo a codo con los tuaregs y los argelinos. Durante el primer gobierno de Obama, comenzaron a respaldar al gobierno de Mali contra los tuaregs.
    Un público confiado podrá estudiar minuciosamente los periódicos de Rupert Murdoch –por ejemplo el Times de Londres– y su así llamado corresponsal de defensa estará pontificando a su gusto sobre Mali sin hablar una palabra sobre la repercusión de la guerra en Libia.
    Muamar Gadafi siempre apoyó la lucha por la independencia de los tuaregs; desde los años sesenta la agenda del NMLA ha sido liberar Azawad (el norte de Mali) del gobierno central en Bamako.
    Después del golpe de marzo de 2012, el NMLA parecía tomar la delantera. Colocó su propia bandera sobre una serie de edificios gubernamentales, y el 5 de abril anunció la creación de un nuevo, independiente, país tuareg. La “comunidad internacional” los despreció, solo para que unos meses después el NMLA fuera marginado para todos los efectos prácticos, incluso en su propia región por otros tres grupos –islamistas–Ansar ed-Dine (“Defensores de la Fe”); el Movimiento por la Unidad y la Yihad en África Occidental (MUJAO); y al Qaida en el Magreb Islámico (AQIM).

    Los protagonistas
    El NMLA es un movimiento secular tuareg, creado en octubre de 2011. Afirma que la liberación de Azawad permitirá mejor integración –y desarrollo– para todos los pueblos en la región. Sus principales combatientes son tuaregs que fueron miembros del ejército de Gadafi. Pero también hay rebeldes que no han dejado las armas después de la rebelión tuareg de 2007-2008, y algunos que desertaron del ejército maliense. Los que volvieron a Mali después de la ejecución de Gadafi por rebeldes de la OTAN en Libia se llevaron muchísimas armas. Pero la mayor parte de las armas pesadas terminaron en manos de los propios rebeldes de la OTAN, los islamistas apoyados por Occidente.
    AQIM es la filial norteafricana de al Qaida, que son leales al “El Doctor”, Ayman al-Zawahiri. Sus dos personajes cruciales son Abu Zaid y Mokhtar Belmokhtar, ex miembros del grupo ultra duro de islamistas argelinos Grupo Salafista por la Prédica y el Combate
    (SGPC). Belmokhtar ya fue un yihadista en el Afganistán de los años ochenta.
    Abu Zaid posa como una especie de “Gerónimo” norteafricano, algo como un Osama bin Laden, con la indispensable bandera negra y una Kalashnikov estratégicamente posicionada, colocadas prominentemente en sus videos. El líder histórico, sin embargo, es Belmokhtar. El problema es que Belmokhtar, conocido por la inteligencia francesa como “El Inatrapable”, se ha unido recientemente al MUJAO.
    Los combatientes del MUJAO son todos ex AQIM. En junio de 2012, el MUJAO expulsó al NMLA y se apoderó de la ciudad de Gao, donde aplicó de inmediato los peores aspectos de la ley Sharía. La base del MUJAO que ha sido bombardeada esta semana por los Rafales franceses. Uno de sus portavoces ha amenazado, como se debe, “en nombre de Alá” con responder atacando “el corazón de Francia”.
    Finalmente, Ansar ed-Dine es un grupo islamista tuareg, establecido el año pasado y dirigido por Iyad ag Ghali, ex dirigente del NMLA que se exilió en Libia. Adoptó el salafismo debido a proselitistas –inevitablemente– paquistaníes activos en el Norte de África, luego pasó un tiempo valioso con numerosos emires de AQIM. Es interesante señalar que en 2007 el presidente Touré nombró a Ghali como cónsul en Jedda, en Arabia Saudí. Fue debidamente expulsado en 2010 porque se acercó demasiado a islamistas radicales.

    Denme ‘un poco más terrorismo’
    Nadie en Occidente pregunta por qué el golpe militar, amistoso hacia el Pentágono, en la capital terminó con casi dos tercios de Mali en manos de islamistas que impusieron la ley Sharía dura en Azawad – especialmente en Gao, Timbuktu y Kidal, un horripilante catálogo de ejecuciones sumarias, amputaciones, lapidaciones y la destrucción de lugares sagrados en Timbuktu. ¿Cómo es posible que la última rebelión tuareg haya terminado por ser secuestrada por unos pocos cientos de islamistas de la línea dura? Es inútil hacer la pregunta a los drones de EE.UU.
    La retórica oficial del gobierno “dirigido desde atrás” de Obama 2.0 es, en cierto sentido, futurista; los bombardeos franceses “podrían movilizar yihadistas en todo el mundo y llevar a –qué iba a ser– ataques contra Occidente. Una vez más la buena Guerra Global contra el Terror (GWOT) termina por ser la serpiente que muerde su propia cola.
    No hay modo de comprender Mali sin examinar lo que ha estado haciendo Argelia. El periódico argelino El Khabar solo rozó la superficie, señalando que “de rehusar categóricamente una intervención – diciendo a la gente en la región que sería peligrosa, Argel pasó a “abrir los cielos argelinos a los Mirages franceses.
    La Secretaria de Estado Hillary Clinton estuvo en Argelia en octubre pasado, tratando de organizar algo que pareciera un ejército de intervención africano occidental. Hollande, estuvo en diciembre. Oh, sí, cada vez la cosa se pone más interesante.
    Volvámonos por lo tanto al profesor Jeremy Keenan, de la Escuela de Estudios Orientales y Africanos (SOAS) en la Universidad de Londres, y autor de The Dark Sahara (Pluto Press, 2009) y del próximo The Dying Sahara (Pluto Press, 2013).
    Escribiendo en la edición de enero de New African, Keenan señala: “Libia fue el catalizador de la rebelión Azawad, no su causa subyacente. Más bien, la catástrofe que se desarrolla ahora en Mali es el resultado inevitable de cómo la ‘Guerra Global contra el Terror’ ha sido insertada en el Sahara-Sahel por EE.UU., en colaboración con agentes de la inteligencia argelina, desde 2002”.

    Resumiendo, Bush y el régimen en Argel necesitaban ambos, como señala Keenan, “un poco más terrorismo” en la región. Argel lo quería como un medio para conseguir más armas de alta tecnología. Y Bush –y los neoconservadores que lo respaldaban– querían lanzar el frente sahariano de la GWOT, como en la militarización de África como la máxima estrategia para controlar más recursos energéticos, especialmente petróleo, ganando así la competencia con masivas inversiones chinas. Es la lógica subyacente que llegó a la creación de AFRICOM en 2008.

    Los servicios de inteligencia argelinos, Washington y los europeos utilizaron debidamente AQIM, infiltrando su dirigencia para extraer ese “poco más de terrorismo”. Mientras tanto la inteligencia argelina configuró efectivamente a los tuaregs como “terroristas”, el pretexto perfecto para La Iniciativa de Contraterrorismo Trans-Sahara de Bush, así como la Operación Flintlock del Pentágono – un ejercicio militar trans-sahariano.

    Los tuaregs siempre pusieron los pelos de punta a los argelinos, que ni siquiera podían imaginar el éxito de un movimiento nacionalista tuareg en el norte de Mali. Después de todo, Argelia siempre vio toda la región como su propio patio trasero.
    Los tuaregs –la población indígena del Sahara central y del Sahel– son casi 3 millones. Más de 800.000 viven en Mali, después viene Níger, con menores concentraciones en Argelia,
    Burkina Faso y Libia. Ha habido no menos de cinco rebeliones de los tuaregs en Mali desde la independencia en 1960, más otras tres en Níger, y mucha turbulencia en Argelia.
    El análisis de Keenan es absolutamente correcto al identificar lo que sucedió durante todo 2012 mientras los argelinos destruían meticulosamente la credibilidad y el impulso político del NMLA. Seguid los pasos del dinero: tanto Iyad ag Ghaly de Ansar ed-Dine como Sultan Ould Badi de MUJAO se llevan muy bien con la DRS, la agencia de inteligencia argelina. Ambos grupos tenían solo unos pocos miembros al principio.
    Luego vino un tsunami de combatientes de AQIM. Es la única explicación por la cual el NMLA, después de solo unos pocos meses, fue neutralizado política y militarmente en su propio patio trasero.



    Reunid a los habituales combatientes por la libertad

    La posición de “dirección desde atrás” de Washington es ilustrada por esta conferencia de prensa del Departamento de Estado. Esencialmente, el gobierno en Bamako pidió que los franceses se ensuciaran un poco las manos.
    Y ahí estamos.
    No exactamente. Cualquiera que piense que todo el problema de Mali se resume en “bombardear a al Qaida debe estar viviendo en la luna. Para comenzar, utilizar a islamistas de la línea dura para sofocar un movimiento indígena de independencia proviene directamente del guión histórico de la CIA y el Pentágono.
    Además, Mali es crucial para AFRICOM y la visión general de MENA (Medio Oriente-Norte de África) del Pentágono. Meses antes del 11-S tuve el privilegio de cruzar de un lado a otro Mali por carretera –y por el río Níger– y pasar un tiempo, especialmente en Mopti y Timbuktu, con los impresionantes tuaregs, que me brindaron un curso concentrado sobre África Noroccidental. Vi a predicadores wahabíes y paquistaníes por doquier. Vi cómo los tuaregs eran progresivamente desplazados. Vi un Afganistán en gestación. Y no fue muy difícil seguir la ruta del dinero sorbiendo té en el Sahara. Mali limita con Argelia, Mauritania, Burkina Faso, Senegal, la Costa de Marfil y Guinea. El espectacular delta interior del Níger está en Mali central – al sur del Sahara. Mali desborda de oro, uranio, bauxita, hierro, manganeso, estaño y cobre. ¡Y Ductistán hace señas! Hay mucho petróleo sin explorar en el norte de Mali.

    Ya en febrero de 2008, el vicealmirante Robert T. Moeller decía que la misión de AFRICOM era proteger “el libre flujo de recursos naturales de África al mercado global”; sí, hizo la conexión crucial con China, declarada culpable de “desafiar intereses de EE.UU.”
    Los aviones espía de AFRICOM han estado “observando” Mali, Mauritania y el Sahara durante meses, teóricamente a la busca de combatientes de AQIM; toda la operación es supervisada por Fuerzas Especiales de EE.UU., parte de la clasificada operación Creek Sand, basada en la próxima Burkina Faso. No avistaréis ningún estadounidense; son –qué iba a ser– contratistas que no llevan uniformes militares.

    El mes pasado, en la Universidad Brown, el general Carter Ham, comandante de AFRICOM, dio una vez más un fuerte impulso a la “misión de promover los intereses de seguridad de EE.UU. en toda África”. Ahora bien, todo tiene que ver con la –actualizada– Estrategia Nacional de Seguridad de EE.UU. en África, firmada por Obama en junio de 2012. Los objetivos (convenientemente vagos) de esta estrategia son “fortalecer las instituciones democráticas”; alentar “el crecimiento económico, el comercio y la inversión”; “hacer progresar la paz y la seguridad”, y “promover la oportunidad y el desarrollo”.
    En la práctica, es la militarización occidental (con la “dirección desde atrás” de Washington) contra el continuo impulso de seducción e inversión de China en África. En Mali, el escenario ideal para Washington sería un remix de Sudan; como la reciente partición de Sudán en Norte y Sur, que creó un dolor de cabeza logístico adicional para Beijing ¿por qué no hacer una partición de Mali para explotar mejor sus riquezas naturales? A propósito, Mali era conocido como Sudan Occidental hasta su independencia en 1960.
    Una guerra “multinacional” en Mali ya estaba en las cartas del Pentágono a principios de diciembre.
    Lo hermoso del asunto es que incluso con un ejército por encargo “multinacional” financiado por Occidente, apoyado por el Pentágono, a punto de entrar en acción, los que están derramando la letal salsa Hollandesa son los franceses (no hay nada que supere a una ex colonia “con problemas” para abrir el apetito de sus antiguos amos). El Pentágono puede seguir utilizando sus discretos aviones espía P-3 y drones Global Hawk basados en Europa, y después transportar tropas africanas occidentales y darles cobertura aérea. Pero todo en secreto, y muy confidencial.

    El señor Cenagal ya ha alzado su horrenda cabeza en tiempo récord, incluso antes de que los 1.400 (y suma y sigue) soldados franceses en el terreno lanzaran su ofensiva.
    Un equipo de comando de MUJAO (y no AQIM, como han informado), dirigido por el “inatrapable” Belmokhtar, atacó un campo de gas en medio del desierto Sahara argelino, más de 1.000 kilómetros al sur de Argel pero a solo 100 km de la frontera libia, donde capturó a un grupo de rehenes occidentales (y algunos japoneses); una operación de rescate lanzada el miércoles por Fuerzas Especiales argelinas fue, por decir poco, un gigantesco lío, con la muerte confirmada hasta ahora de por lo menos siete rehenes extranjeros y 23 argelinos.
    El campo de gas es explotado por BP, Statoil y Sonatrach. MUJAO ha denunciado –¿qué más?– la nueva “cruzada” francesa y el hecho de que jets de combate franceses ahora dominan el espacio aéreo argelino.
    En cuanto a repercusiones, esto es solo la entrada. Y no se limitará a Mali. Convulsionará a Argelia y pronto a Níger, la fuente de más de un tercio del uranio en las plantas de energía nuclear de Francia, y todo el Sahara-Sahel.
    Por lo tanto este nuevo, creciente mega-Afganistán en África será bueno para los intereses neocoloniales de Francia (a pesar de que Hollande insiste en que solo se trata de “paz”); bueno para AFRICOM; un estímulo para esos yihadistas conocidos anteriormente como rebeldes de la OTAN; y ciertamente bueno para la interminable Guerra Global contra el Terror (GWOT), debidamente rebautizada como “operaciones militares cinéticas”.
    Django, desencadenado, se sentiría totalmente en su casa. En cuando al Oscar a la Mejor Canción, va al continuo de Bush-Obama: No hay negocio como el negocio del terror. Con subtítulos en francés, bien sur.

    miércoles, 16 de enero de 2013

    Quien la hace la paga: ITF

    Impuesto a la especulación. Aunque el señor Tobin se arrepintió, a saber porqué, es una idea que hay que adoptar.

    martes, 15 de enero de 2013

    Teorías económicas sobre la crisis


    por Vicenç Navarro – Consejo Científico de ATTAC España

    Las dos grandes teorías existentes para explicar el porqué de la crisis actual son, una, la que la atribuye a una gran expansión del crédito bancario que ha causado un gran endeudamiento de las poblaciones a los dos lados del Atlántico Norte. Esta teoría está ampliamente extendida en los círculos conservadores y neoliberales europeos (aunque también se presenta entre opciones políticas de centroizquierda) y domina el pensamiento económico que gobierna la Unión Europea. La otra teoría es la que considera que tal endeudamiento se debe a la disminución de la capacidad adquisitiva de la población. Esta teoría es la que prevalece entre las izquierdas y entre los movimientos sociales como los sindicatos, tanto europeos como norteamericanos. 


    La primera interpretación está basada primordialmente en las teorías de Friedrich von Hayek y la escuela austríaca de economía. Asume que la causa de la crisis radica en los bajos intereses bancarios, por un lado, y la supuestamente excesiva impresión de moneda por parte de los Bancos Centrales, por el otro. Según esta teoría, tales medidas facilitaron la expansión del sector financiero y su involucración en actividades nuevas, incluso de tipo especulativo. En España, se calcula que su entrada en el euro, y la fácil accesibilidad al crédito que ello conllevó, creó la burbuja inmobiliaria que, al posteriormente explotar, creó la enorme crisis del crédito que ahora estamos viviendo. Que la burbuja inmobiliaria explotara se debió al colapso de crédito internacional iniciado en EEUU, cuando el año 2007 el Banco Central Estadounidense (el Federal Reserve Board) aumentó bruscamente los intereses bancarios a un 5,25%, a fin de reducir el excesivo crédito que se había permitido expandir más de lo que se consideraba aconsejable. De esta interpretación de los hechos surgen todas las series de intervenciones públicas encaminadas a “rescatar” a los bancos que estaban a punto de colapsarse debido a su excesiva oferta de crédito. Todas las reformas bancarias, tanto en España como en la Unión Europea, se están realizando en respuesta a esta interpretación de la crisis actual. De esta manera, la función de los bancos centrales (tales como el Federal Reserve Board o el Banco Central Europeo) se expandió para incluir, además de estabilizar los precios (controlar la inflación), estabilizar al sistema financiero.
    El problema con esta teoría es que la enorme ayuda a la banca y al sistema financiero por parte de los Estados, ayuda que se está haciendo a costa de imponer una enorme austeridad a la población, no está recuperando a las economías deprimidas que no acaban de salir de su profunda recesión. El caso español es un claro ejemplo de ello.

    La teoría alternativa a la dominante

    Y es ahí donde aparece la otra teoría. Ésta atribuye la crisis a la enorme concentración de las rentas, resultado de la desigual distribución de la riqueza que se ha ido creando durante los últimos treinta años, resultado de la llamada “revolución neoliberal” iniciada por el Presidente Reagan en EEUU y la Sra. Margaret Thatcher en Gran Bretaña. En el conflicto capital-trabajo, el primero ganó a costa del segundo. Los beneficios empresariales de las grandes empresas se incrementaron exponencialmente a costa de que las rentas del trabajo se mantuvieran constantes o incluso disminuyeran, y ello como consecuencia de las políticas neoliberales encaminadas a debilitar al mundo del trabajo. Las sucesivas reformas laborales en la Unión Europea y el desmantelamiento de la protección social y del Estado del bienestar tenían y continúan teniendo como objetivo el debilitamiento del mundo del trabajo. Este debilitamiento fue el que forzó a la gran mayoría de la población (que obtiene sus rentas del trabajo) a que se tuvieran que endeudar en dimensiones no conocidas anteriormente. Fue este endeudamiento el que explica el gran crecimiento del sistema bancario. No es el sistema bancario el que origina el endeudamiento sino es al revés, es decir, es la necesidad de endeudamiento la que origina el gran crecimiento del sistema bancario. Ni que decir tiene, que la disminución de los intereses bancarios (que ocurrió en los países del Sur de la eurozona al establecerse el euro) favoreció tal endeudamiento. Pero la causa mayor de tal endeudamiento fue la necesidad de endeudarse, resultado de la limitada capacidad adquisitiva, hecho todavía más acentuado por la inflación de los precios de la vivienda, resultado de la actividad especulativa del complejo bancario-industria inmobiliaria.
    Es más, la escasez de demanda es la que frena el crecimiento económico, creándose la necesidad de abrirse nuevas vías para la acumulación de capital. La falta de oportunidades en el sector productivo de la economía, resultado de la escasez de la demanda, lleva al crecimiento de las actividades especulativas tales como las citadas inversiones inmobiliarias. La escasa capacidad adquisitiva de la mayoría de la población es la que determina una baja demanda que origina la necesidad de que la inversión financiera adquiriera dimensiones especulativas, origen de la crisis financiera. Todo ello explica que, a no ser que se estimule el crecimiento mediante el aumento de la demanda, hoy paralizada, no habrá recuperación. En realidad, el sector privado está ya paralizado desde hace tiempo. Y los recortes del sector público, que es el único que podría ahora estimularlo, están empeorando todavía más la situación económica. A no ser que ello se cambie no habrá recuperación posible, por muchas reformas bancarias que tengan lugar. En realidad, sería mejor para conseguir la recuperación económica gastar el dinero invertido en tales reformas en ayudar, no a los bancos, sino a las personas afectadas por la crisis.

    Estimular la demanda, sin embargo, no es suficiente para crear empleo

    Una última observación. El aumento de la demanda es un paso necesario pero no suficiente para resolver el mayor problema económico y social hoy existente a los dos lados del Atlántico Norte, que es el elevado desempleo. Y esto es lo que muchos keynesianos olvidan. Fue el mismo Keynes el que subrayó la necesidad de tener como máximo objetivo en la política económica conseguir el pleno empleo y que ello debiera conseguirse –según él- mediante “trabajo público” (“public works”). Keynes aclaró que el pleno empleo no se conseguiría exclusivamente por la vía del estímulo de la demanda en la economía privada. Indicó que la intervención pública era necesaria, entendiendo como trabajo público, no sólo obras públicas, sino también servicios públicos, área esta última de especial importancia en España debido al escaso desarrollo de los servicios públicos del Estado del Bienestar (sólo una persona adulta de cada diez trabaja en los servicios públicos del Estado del Bienestar, tales como sanidad, educación, servicios sociales, escuelas de infancia y servicios domiciliarios, entre otros), siendo uno de los porcentajes más bajos de la UE-15. En Suecia, es uno de cada cuatro.
    Esta observación adquiere especial importancia a raíz del posicionamiento neoliberal que considera como medidas eficaces para estimular la economía la reducción de los impuestos (a fin de estimular la demanda, incrementando la capacidad adquisitiva de la población) y la reducción de los intereses bancarios, argumento este último que se utiliza para justificar las políticas de austeridad y rectitud fiscal). Tales medidas son dramáticamente insuficientes, como bien mostraron los “estímulos” del gobierno Zapatero que dio gran énfasis a los recortes de impuestos. La imagen ampliamente extendida de que la creación de empleo la liderará el sector privado es profundamente errónea. Y la evidencia de ello es abrumadora. La recuperación económica, así como el alcanzar pleno empleo, se puede obtener sólo a base de un compromiso público de creación de empleo. Keynes así lo indicó cuando acentuó que por muchos incentivos que el mundo empresarial tenga, su objetivo no es crear empleo, aunque el empleo pueda o deba crearse en la economía privada. Los beneficios que el empresariado obtenga no garantizan que éste los utilice para crear empleo, pues tiene muchas otras alternativas a su alcance. De ahí que sea responsabilidad pública, no sólo facilitar la creación de empleo en el sector privado, sino también crear puestos de trabajo a través de inversión pública en obras o servicios públicos. Así lo indicó Keynes cuando, analizando el elevado desempleo creado por la Gran Depresión, escribió que “la única manera de … prevenir el elevado desempleo del periodo 1892-5 … radicaba en que el sector público … financiara trabajo en servicios públicos”, precisamente lo opuesto a lo que se está haciendo ahora (la cita de Keynes procede del artículo de Alan Nasser “What Keynes really prescribed”, en CounterPunch Nov 1-15,2012, Vol 19 No 19, pp1-3). En realidad, aunque Keynes presentó la solución, fue Kalecki quien enfatizó más en el carácter político del desempleo y del pleno empleo. Fue Kalecki el que, como Marx había hecho antes, indicó que el desempleo es una variable política más que económica. Y la realidad también muestra este hecho. En general, en los países donde el mundo del trabajo es fuerte, el desempleo es bajo. Donde el mundo del trabajo es débil, el desempleo es muy alto. España es un caso claro de ello. El porcentaje de la población ocupada es bajo, el desempleo es alto, los salarios son bajos, el gasto público social es también bajo, y la protección social es muy baja. Así de claro.

    2013: Feliz crísis

    No me extraña que la fiestas hayan sido tristes y poco festivas. La situación no ayuda.
    España se está yendo a pique con un gobierno que o no sabe lo que hace o peor aún hace lo que dicen desde fuera. Pérdida de legitimidad y pérdida de soberanía en favor de los intereses de siempre.

    Obama ha decapitado su gobierno, quemando las naves por otras nuevas. Más de lo mismo cuando un rescatado del city group que en vez de estar en la carcel se sienta en la casa blanca y no sabe ni firmar.

    La Francia colonialista vuelve con Hollande. No dejó de relucir con el pequeño napoleón en Libia, pero ahora por su cuenta y ante una crísis acuciante, se dedica a democratizar Mali a bombazos.
    Los que financió y ayudó en Livia, ahora son sus enemigos. Curioso que los que están en Siria no lo son, y les siguen armando y financiando, pero todo puede cambiar. Jugar con estos amigos es muy peligroso. Pero las multinacionales están para algo no?
    Además su nuevo ministro del interior Manuel Valls sigue la linea sionista de Sarko:está comprometido con Israel




    Siguiendo en Francia, BNP está sumido en un caso de timo mayor a sus clientes como todos los bancos alrededor del mundo. Los ahorros de mucha gente desaparecidos.

    En Italia el amigo Berlusconi quiere volver... como ministro de economía, a pesar de acusar a Sarko de haberle engañado con lo de Libia.
    Merkel sigue haciendo lo suyo, bajando su popularidad por más que diga la prensa, pero su banco central manda.
    Y cuando sale una pelicula nominada a todos los premios en EEUU que reinventa la ficción de la historia que quieren escribir sobre la muerte de Bin-Laden, desde China, aunque ya estaba al tanto, publican fotos del nuevo estudio montado simulando el palacio de gobierno Sirio.
    Al estilo libio, veremos la falsa película de la caida del gobierno sirio y de su presidente Bashar? Ensagrentado quizás?

    En Siria sigue la guerra encubierta llevada a cabo por el imperio y sus secuaces para desmontar un país.
    Sigue muriendo la gente y la prensa cómplice sigue pregonando lo mismo.
    Hasta cuando?
    Una guerra así no acaba nunca, o por lo menos no acaba bien.

    La crísis económica está azotando a europa entera. Los EEUU se hacen los listos, pero deberían poner sus barbas a remojo. Por mucho que hayan camuflado sus datos reales de deuda, paro etc, su senda es la de una caida más que libre en un abismo que nos arrastrará aún más en la mierda.
    Ya no pueden pagar ni guerras: las subcontratan y las pagan con las drogas de Afghanistán, y los robos a los estados que han derrocado.

    Para colmo el FMI declara que las medidas que había impuesto a los PIGS le parecen salvajes y que le ha sorprendido su virulencia y su poco efecto.
    Y esos son los que dan las ordenes para mejorar la economía? La economía de quién?

    Así las cosas, entre muerte, destrucción, hambruna, paro y desgracias continuas empezamos un 2013 lleno de futuro.
    Los que vendieron la moto del fin del mundo en 2012, se han equivocado de fecha. Culparán a los indios incas que según ellos eran tontos. Los listos son ellos.
    El fin del mundo igual no va a ser como nos lo esperamos. La tierra seguirá dando vueltas, y el Sol la calentará. Para unos pocos porque el resto habrá muerto de hambre on en las múltiples guerras, por no decir de los cataclismos manipulados que ya se vé que se puede. Tsunamis, tornados, tifones, terremotos ... Quieren jugar a ser dioses en beneficio del capitalismo.
    De qué vivrá el capitalismo cuando hayamos muerto?

    viernes, 28 de diciembre de 2012

    El ESL sigue brillando… como una estrella muerta

    Thierry Meyssan

    Aunque la prensa francesa sigue anunciando con más fuerza que nunca «la caída inminente» de Siria y la «huida de Bachar al-Assad», los hechos en el terreno contradicen tales afirmaciones. Si bien el caos se ha extendido a gran parte del país, las «zonas liberadas» se derriten como nieve al sol. Carente ya de puntos de apoyo, el ESL va quedándose sin perspectivas de futuro, mientras que Washington y Moscú se preparan para emitir el pitazo final del partido.

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    Ya empezó la cuenta regresiva. Inmediatamente después de su próxima confirmación por parte del Senado, la nueva administración del presidente estadounidense Barack Obama presentará al Consejo de Seguridad de la ONU un plan de paz para Siria. En el plano jurídico, y a pesar de que el presidente Obama se sucede a sí mismo, su anterior administración está autorizada a ocuparse únicamente de temas corrientes aún pendientes pero no puede tomar ningún tipo de iniciativa. En el plano político, Barack Obama no reaccionó cuando –en medio de su campaña electoral– varios de sus propios colaboradores torpedearon el acuerdo de paz de Ginebra. Pero emprendió la gran limpieza en cuanto supo que había sido reelecto. Como ya estaba previsto de antemano, el general Petraeus –arquitecto de la guerra en Siria– cayó en la trampa que se le había tendido y se vio obligado a abandonar su cargo de director de la CIA. También como estaba previsto, los grandes jefes de la OTAN y artífices del escudo antimisiles, totalmente opuestos a un entendimiento con Rusia, se vieron sometidos a investigaciones por corrupción que los han condenado al silencio. Y, también conforme a los planes, la secretaria de Estado Hillary Clinton fue puesta fuera de combate. Lo único sorprendente fue el método utilizado para sacarla del juego: un grave problema de salud que la puso en estado de coma.

    Las cosas, mientras tanto, han ido avanzando por el lado de la ONU. En septiembre, el Departamento de Operaciones de Paz de la ONU firmó un Protocolo con la Organización del Tratado de Seguridad Colectiva (OTSC). Esa misma entidad de la ONU supervisó en octubre –en Kazajstán– las maniobras de la OTSC en las que se simulaba un despliegue de «chapkas azules» en Siria. En diciembre, el mismo departamento onusiano reunió a los representantes militares de los miembros permanentes del Consejo de Seguridad para presentarles la manera cómo pudiera desarrollarse ese despliegue. Aunque no están de acuerdo con esa solución, franceses y británicos se plegaron a la voluntad de Washington.

    Sin embargo, Francia trató de utilizar a Lakdhar Brahimi, el representante especial de los secretarios generales de la Liga Árabe y de la ONU, para modificar el plan de paz de Ginebra en función de las reservas que París ya había emitido el 30 de junio. En definitiva, el señor Brahimi optó por la vía de la prudencia, absteniéndose de tomar posición y limitándose a hacer el papel de mensajero entre las partes implicadas en el conflicto.

    Lo que pasa es que, en el terreno, el gobierno sirio está posición de evidente superioridad. La situación militar se ha invertido. Hasta los propios franceses ya han dejado de hablar de las «zonas liberadas» que antes pretendían gobernar con un mandato extendido por la ONU. Zonas que además han ido reduciéndose y que, en los lugares donde aún se mantienen, están en manos de salafistas muy poco presentables. Las tropas del Ejército «Sirio Libre» recibieron órdenes de abandonar sus posiciones y de reagruparse alrededor de la capital para lanzar un asalto final. Los Contras esperaban sublevar a los refugiados palestinos, en su mayoría sunnitas, en contra del régimen multiconfesional, según el esquema que la familia Hariri trató de utilizar en Líbano para sublevar a los palestinos sunnitas del campamento de Nahr-el-Bareb en contra del Hezbollah chiita. Al igual que en Líbano, ese proyecto fracasó porque los palestinos saben muy bien quiénes son sus amigos y quién son los que realmente luchan por la liberación de su tierra. Dicho de forma más concreta, durante la reciente agresión israelí de 8 días contra la franja de Gaza, las monarquías del Golfo no movieron ni un dedo mientras que el armamento proporcionado por Irán y por Siria tuvo una importancia decisiva.

    Elementos del Hamas, fieles a Khaled Mechaal y financiados por Qatar, abrieron las puertas del campamento palestino de Yarmouk a varios cientos de combatientes del Frente de Apoyo a los Combatientes del Levante (rama sirio-libanesa de al-Qaeda), igualmente vinculados a Qatar. Esos elementos lucharon principalmente contra los hombres del FPLP-CG. Vía SMS, el gobierno sirio pidió a los 180 000 habitantes del campamento palestino que abandonaran el lugar lo más rápidamente posible y les garantizó albergue temporal en hoteles, escuelas e instalaciones deportivas de Damasco. Algunos prefirieron irse al Líbano. Al día siguiente, el Ejército Árabe Sirio atacó el lugar con armamento pesado y recuperó el control del campamento. Catorce organizaciones palestinas firmaron entonces un acuerdo que declara el campamento «zona neutral». Así que los combatientes del ESL tuvieron que retirarse y retomar su guerra contra Siria en la campiña de los alrededores mientras que los civiles volvían a sus casas, encontrando a su regreso un campamento devastado cuyas escuelas y hospitales habían sido objeto de una destrucción sistemática.

    En términos estratégicos, la guerra ya está terminada: el ESL ha perdido todo respaldo popular y no le queda ninguna posibilidad de ganar. Los europeos siguen creyendo que pueden lograr el «cambio de régimen» recurriendo al soborno de oficiales de alto rango y provocando un golpe de Estado, pero ya saben no lo lograrán con el ESL. Los Contras siguen llegando, pero está agotándose el flujo de armas y de dinero. Gran parte del apoyo internacional ha cesado de existir, aunque las consecuencias de ello no se vean todavía en el campo de batalla. Se está produciendo un fenómeno similar al de las estrellas cuyo brillo sigue viéndose cuando en realidad ya están muertas.

    Estados Unidos está claramente decido a pasar la página y a sacrificar el ESL. Le dan órdenes estúpidas que envían los Contras a la muerte. Más de 10 000 de ellos han resultado muertos en el último mes. Simultáneamente, en Washington, el National Intelligence Council anuncia cínicamente que el «yihadismo internacional» va a desaparecer próximamente. Otros aliados de Estados Unidos tendrían que preguntarse ahora si la nueva coyuntura no implica que Washington los sacrifique a ellos también.