lunes, 22 de abril de 2013

La responsable de las desgracias del mundo: la "end bottom line"

por Alain Benajam

Divers auteurs cherchent à définir les responsables des malheurs du monde en citant tel ou tel groupe humain (franc-maçonnerie, juifs, etc.). C’est une erreur, montre Alain Benajam. Nous souffrons tous d’un système et c’est ce système qui doit être revu.


Suite à mon article sur « Les voies d’une Nouvelle Révolution Française » [1], de nombreux lecteurs m’ont demandé qui pouvaient être désignés responsables de l’impérialisme, impérialisme que je plaçais à la source des malheurs du monde. Beaucoup me sommaient d’y voir la main de quelques communautés ou sectes particulièrement maléfiques qui tireraient les ficelles de cette machinerie impérialiste.
Et bien non, il n’y a aucune secte, aucune communauté pour pousser le monde vers le gouffre ou il s’avance à grand pas. Nulles toges, nuls tabliers, nulles kabbales, nulles paroles sibyllines pour présider à l’impérialisme ; le véritable responsable est à chercher ailleurs et voici son nom : la « end bottom line » [2].
La « end bottom line », dans la langue de l’impérialisme, désigne la dernière ligne du bas d’un bilan de société. Cette ligne doit afficher le résultat du bilan et donc les bénéfices réalisés ou non au cours d’un exercice annuel. Une partie de ces bénéfices, après paiement des impôts et éventuellement recyclage dans la société même en investissements, est distribuée aux actionnaires. C’est un moyen, pour ceux qui ont investi du capital dans cette société, d’augmenter leur mise de départ, ou de la diminuer ou la perdre en cas de résultat négatif.
Ce système d’accumulation du capital est communément appelé capitalisme.
Structure d’un bilan de société
Conserver une « end bottom line  » positive n’est pas chose aisée pour le « manager » qui doit gérer la société. Celui-ci doit faire face à de nombreux obstacles pour la maintenir. On peut en relever un certain nombre ; leur description peut nous aider à comprendre les mécanismes qui peuvent affecter ce système et comprendre les moyens par lesquels chaque « manager  » peut palier chaque inconvénient qui surgit, et comment une tendance se dessine suite à l’ensemble additionné des moyens utilisés pour rendre positive cette fameuse « end bottom line ».
Parmi les forces qui s’opposent à cette « end bottom line » on peut citer les suivantes.
La concurrence est bien la première force destructrice de la ligne du bas.
Considérons une entreprise A produisant une marchandise quelconque M a un prix donné, prix abordable pour le consommateur et permettant de dégager un bénéfice au profit des actionnaires de A. Si une autre entreprise B produit la même marchandise M à un prix moins élevé, les consommateurs vont évidemment acheter la moins cher et l’entreprise A ne vendra plus rien ou considérablement moins.
Qu’elle devra être la réaction du dirigeant de l’entreprise A face à ce grave problème ?
D’abord la haine s’emparera de ce dirigeant et des actionnaires de A, haine de l’entreprise B qui cherche à les appauvrir et haine de cette concurrence indésirable.
Cette haine du dirigeant A sera d’autant plus vive que la conséquence de cette concurrence peut être le dépôt de bilan de sa société, et, pour lui, le chômage sans indemnité et le risque d’un plongeon dans la ruine et la pauvreté.
Que peut-il faire ? Il peut évidemment baisser son prix de vente et accepter de faire moins de bénéfices, mais il peut surtout chercher à produire la marchandise M avec un prix de revient moindre afin de retrouver une marge afin de concurrencer B et lui soustraire le marché.
Les dirigeants d’entreprises haissent la concurrence et préfèrent les monopoles.
Dans le bilan de l’entreprise A comme B figurent deux colonnes ; le passif, à droite, dont les montants vont se soustraire a ceux de la colonne d’actifs à gauche dans laquelle figure, principalement, le montant des ventes.
Dans la colonne de droite de passif, les postes les plus importants sont les achats des matières premières et des produits semi finis à transformer, et surtout les salaires avec les charges inhérentes qui y sont attachées. Il faut donc pour A diminuer le montant de la colonne passif de droite pour relancer les ventes et augmenter le montant de la colonne de gauche, actif.
La dernière ligne du bas ou « end bottom line » montre la différence entre la somme des montants figurant dans ces deux colonnes.
Pour produire moins cher A dispose de cinq solutions.
- 1. Augmenter la productivité, c’est à dire produire plus dans le même temps d’emploi des salariés, donc mécaniser, rationaliser et simplifier les gestes productifs (taylorisme, fordisme), ce qui équivaut a diminuer le nombre des salariés pour faire baisser la valeur de la marchandise.
- 2. Supprimer la concurrence :
• vendre de nouveaux produits, par l’innovation, en créant des marchandises qui seront momentanément sans concurrence ;
• monopoliser, étatiser, posséder des marchés protégés
- 3. Employer une main d’œuvre acceptant de plus bas salaires pour le même travail
- 4. S’approvisionner à moindre coût en matières premières et produits semi finis
- 5. Abandonner carrément la production de marchandises devenues non rentables et utiliser le capital pour spéculer sur le coût des matières premières. Pour cela il lu faut évidement disposer d’un montant important de capitaux.
Voici donc les principaux ennemis de la «  end bottom line » d’un bilan d’entreprise manufacturant des marchandises.
- 1. la concurrence
- 2. les salariés
- 3. le coût des matières premières.
- 4. enfin la marchandise elle-même dont la valeur s’écroule perpétuellement
Bien entendu, si A peut agir sur ces cinq solutions évoquées plus haut, l’entreprise B peut en faire autant. Ceci va définir les tendances qui vont affecter ce mode de production dit capitaliste et son évolution dans le temps.
Suite aux travaux des économistes libéraux du 18ème siècle et du début du 19ème siècle comme Adam Smith, David Ricardo et d’autres désignés comme « classiques », Karl Marx produisit un important ouvrage de description du mode de production capitaliste et de ses tendances, ouvrage intitulé Le Capital (Das Kapital dans la langue allemande dans laquelle il fut écrit) publié en 1867.

Les fondateurs de l’économie politique

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Adam Smith (1723 - 1790)
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David Ricardo (1772- 1823)
Ces tendances inéluctables comme la baisse de la valeur des marchandises, la baisse du taux de profit et l’appauvrissement (paupérisation) des producteurs, devaient selon Marx creuser la tombe du mode de production capitaliste dans un délai qu’il prévoyait très bref. Il n’en fut rien et ce mode perdure, pourquoi ?
Les travaux de Marx sont intéressants pour la compréhension du système mais incomplets, il n’avait pas prévu que ces tendances inquiétantes et néfastes allaient engendrer des réactions qui purent, durant certaines périodes, susciter l’apparition de contre tendances positives amenant un formidable essor de l’humanité.
Cependant, tendances néfastes et tendances positives, qui s’opposent en permanence dans ce que Marx a appelé la «  lutte des classes », voient l’une ou l’autre l’emporter momentanément et alternativement. Le résultat peu soit contredire Marx soit lui donner raison dans la description toujours négative qu’il fait du capitalisme.

Les tendances, les contre tendances et la résultante

- 1. L’augmentation de la productivité
Elle engendre d’abord une diminution du nombre des producteurs et incidemment une augmentation du chômage. Elle conduit également à l’abaissement de la valeur des marchandises et en corollaire son acquisition à moindre prix par une masse plus importante de consommateurs. Elle conduit aussi parfois à une augmentation considérable des ventes et donc de la production et du nombre de producteurs. Elle conduit également vers une sophistication accrue des moyens de production, donc de la technologie usuelle.
Elle peut conduire à une amélioration du niveau de vie, mais la baisse de la valeur atteint fatalement une limite au-delà de laquelle tout bénéfice devient impossible dans des conditions salariales données.
- 2. La suppression de la concurrence…
- 2. 1. … par la recherche de nouvelles marchandises innovantes
Ces nouvelles marchandises vont se trouver momentanément sans concurrence et bénéficier d’une valeur élevée jusqu’à ce qu’un concurrent soit en état de produire la même marchandise à un coût égal ou moindre. En 1990 un téléphone portable coûtait plus de 3 000 € et peu en avait ; aujourd’hui il est possible d’acheter un modèle pour 30 € et tout le monde en possède.
Cette tendance fut le moteur de l’innovation technique.
- 2.2. … par la monopolisation et l’étatisation
C’est ce que les communistes des années 70-80 ont appelé le capitalisme monopoliste d’État. Ici il s’agit d’une tendance lourde actuelle de l’évolution du grand capitalisme de production. Cette tendance conduit à chercher et obtenir des marchés protégés par l’État pour palier les énormes coûts d’investissement dans les moyens de production.
Les grandes industries issues d’un processus de concentration par éliminations successives des concurrents sont contraintes de s’accaparer l’usage de l’État au travers de leurs hommes afin de protéger leur marché. Aujourd’hui toutes les entreprises cotées en bourses du CAC40 sont liées plus ou moins à l’État et ne pourraient fonctionner sans lui.
C’est la banque, l’industrie de l’énergie, de la chimie et la pharmacie, des transports de la construction aéronautique, de l’automobile et surtout l’industrie de défense.
On assiste à une véritable symbiose entre l’État et les grandes entreprises, ses dirigeants passant du sommet de l’État à la direction de ces entreprises et vice versa. Cette monopolisation/étatisation va être à l’origine de l’impérialisme, ce que Lénine a appelé le « stade suprême du capitalisme ».
La contre tendance est la nationalisation d’entreprises ne pouvant se passer de l’État pour vivre. Bien entendu nationalisations et privatisations ont alterné en France en fonction de la puissance des forces politiques s’affrontant dans la lutte des classes.
Le grand capitalisme hait particulièrement le libéralisme il préfère monopoles et étatisation.
- 2.3. … par l’emploi d’une main d’œuvre acceptant des salaires moindres
Tout d’abord Marx n’avait pas prévu l’ampleur des luttes sociales qui sont menées dès la fin du 19ème siècle avec l’émergence des syndicats ouvriers. Ceux-ci parvinrent à obtenir satisfaction sur nombre de revendications, à obtenir le décret de lois sociales avec des salaires minimums, des congés payés, la sécurité sociale et autres. Ces luttes et ces lois permirent l’augmentation des salaires et des niveaux de vie et, en corollaire, l’émergence de nouveaux marchés de consommation.
Cela fut une formidable opportunité pour le mode de production capitaliste durant tout le 20ème siècle car les marchés furent en constante augmentation et permirent de palier les tendances néfastes en germe dans l’« end bottom line ».
Seulement voilà : cette fameuse « end bottom line » conserve sa logique propre, qui est, pour chaque entreprise, de diminuer la masse salariale. Ne pouvant employer des salariés payés en dessous d’une limite fixée par la loi, toute entreprise rivée à sa « end bottom line » est amenée, dès que l’opportunité lui en est donnée, à délocaliser sa production là ou les salaires sont bien plus bas et attractifs.
La dérégulation mondiale, un des aspects de la mondialisation, va changer la donne en permettant aux entreprises qui en ont les moyens de délocaliser.
Chaque entreprise ne peut considérer individuellement l’intérêt général, y compris pour son propre intérêt social, ce qui devrait logiquement la conduire à conserver un niveau d’emploi et de salaire élevé afin de maintenir des marchés.
Si « Intérêt général » n’est pas un poste dans un bilan, « masse salariale » figure au premier plan dans la colonne passif. Chaque entreprise va travailler à diminuer l’importance de ce poste en délocalisant et en important massivement une main d’œuvre étrangère pouvant accepter de très bas planchers de salaires quand cette délocalisation est impossible comme dans les travaux publics.
Les délocalisations massives d’entreprises occidentales en Chine attirées par les bas salaires et accompagnées de monumentaux investissements ont fait de ce pays qualifié de « communiste » la première puissance industrielle du globe. Le « manager » d’une entreprise ne dirige jamais en fonction d’une idéologie politique, encore moins d’une religion, celles-ci ne figurant pas dans la colonne passif ou actif du bilan.
Ce faisant cette fameuse « end bottom line » contribue à scier la branche sur laquelle chaque entreprise est assise avec les peuples ou elle opère.
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Les conquètes sociales avec l’existance d’un puissant Parti Communiste ont préparé l’avènement des 30 glorieuses en augmentant le pouvoir d’achat des travailleurs avec en conséquence la promotion d’un capitalisme industriel devenu florissant.
- 2.4. … par l’abaissement du coût des matières premières
La recherche du coût le plus bas pour les matières premières a poussé un certain nombre d’entrepreneurs à s’aventurer hors des frontières nationales afin de s’accaparer les richesses de régions transformées en « colonies » et, par la suite, tenter de vendre aux habitants de ces régions, cher, les produits manufacturés avec ces mêmes matières premières.
Par exemple les Britanniques exploitaient le coton produit par l’Inde le transformait en tissus sur leur territoire et le revendait aux Indiens, c’est la raison pour laquelle Gandhi avait toujours un rouet et passait son temps à filer le coton pour protester contre ce type d’exploitation impérialiste des britanniques.
Le colonialisme et les prémisses de l’impérialisme sont nés dés le 17ème siècle avec l’émergence des fameuses Compagnies des Indes de pays occidentaux.
Cette action coloniale ne pouvait se réaliser sans la puissance régalienne des États, notamment des forces militaires, une alliance intérêts privés moyens/publics a été alors scellée très tôt. À cette alliance colonialiste se sont greffés des moyens financiers privés bancaires afin de lever les importants capitaux nécessaires à l’exploitation et la vente sur les marchés occidentaux des matières premières.
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Gandhi filant le coton en signe de protestation.
- 2.5. … par l’abandon de l’industrie et la financiarisation du capitalisme
L’exploitation des matières premières, appelées « commodities », et leur vente sur des marchés boursiers occidentaux avec fluctuation des cours en fonction de l’offre et de la demande a demandé la levée d’importants capitaux rapidement devenus spéculatifs. En effet il convenait souvent de surseoir à la vente d’une cargaison par exemple de coton, en attendant que les prix montent. Il fallait donc pour les capitalistes disposer d’importants moyens financiers pour attendre le meilleur prix de vente et faire des bénéfices d’autant plus importants que la cargaison ou le stock était volumineux et la mise de fond importante.
Ainsi naquit la spéculation haussière sur les matières premières, mode d’accumulation du capital qui a pris de l’importance au cours des 18 et 19ème siècle et qui, nous le voyons maintenant, est devenue la principale source d’accumulation du capital dans les pays occidentaux.
Aujourd’hui cette spéculation haussière se traite en salle dites de marché ou « platforms » qui ne voient jamais la moindre marchandise, et dans lesquelles tout se traite électroniquement à la vitesse électronique : des robots informatiques achètent et vendent, achètent et vendent, contribuant à une hausse incessante des prix.
On voit maintenant que la hausse incessante du coût des matières premières par spéculation haussière alourdit finalement la colonne passif des bilans au lieu de l’alléger et rend la fabrication de marchandises encore moins intéressante pour accumuler du capital.

On peut constater maintenant :

L’accumulation de capital, de nos jours, par la production de marchandises manufacturées est, dans les pays occidentaux, largement grevée par les hauts salaires et les lois sociales. Le taux de profit y est devenu trop faible, la tendance décrite par Marx arrive vers zéro.
L’industrie ayant fait jadis la prospérité des pays de l’Europe occidentale et des USA quitte ces pays pour l’Extrême-Orient et surtout la Chine qui offre des bas salaires, peu de lois sociales et une main d’œuvre docile à l’exploitation.
En conséquence les populations des pays occidentaux s’appauvrissent, et la paupérisation de ces populations décrite par Marx, un moment interrompue, reprend avec, en corollaire, la diminution du marché représenté par ces pays.
Les lois tendancielles affectant la production de marchandises décrites par Marx vont s’appliquer à la Chine de la même manière.

Spéculation haussière

La spéculation haussière sur le coût des matières premières est devenue la principale source d’accumulation du capital. Les investissements quittent l’industrie manufacturière dans les pays occidentaux pour les « merchant account » des salles de marchés.
Le rendement d’un « merchant account » d’une «  platform » peut être de 10 % par mois ; on est très loin de l’industrie où les bonnes performances se situent aux alentours de 5 % par an.
Cependant, la spéculation toujours haussière sur le coût des matières premières n’est pas simple à organiser. La loi de l’offre et de la demande est insuffisante pour générer les immenses profits actuels.
On comprend que pour organiser cette hausse continuelle il faut plus acheter que vendre ; en conséquence la disponibilité de matières premières réelles ne suffit pas ; il devient nécessaire de fabriquer des matières premières virtuelles, ou matières « premières papier » possédant la même valeur reconnue que les véritables. On arrive à cette situation où le volume des matières premières traitées en salle de marché est largement supérieur aux stocks réels disponibles
Cette spéculation demande la disponibilité de capitaux toujours plus importants. Le volume de ces capitaux nécessaires dépasse le volume de la création monétaire habituelle traditionnellement gagée sur l’or.À partir des accords de Bretton Wood en 1945 toutes les monnaies ont été gagées sur le dollar ; seule la réserve fédérale US possédait en effet le stock d’or nécessaire pour gager sa monnaie.
Le dollar des USA est devenu, en conséquence des accords de Bretton Wood, la seule monnaie utilisée en spéculation haussière sur les matières premières, donc la seule monnaie bénéficiaire de cette spéculation, ce qui la maintient à un niveau élevé.
Il a fallu drainer vers le dollar et les salles de marché de grandes quantités de capitaux ; cela a été accompli avec l’organisation de l’endettement des riches pays occidentaux solvables et ceux de l’OCDE comme le Japon. En Europe, l’organisation de l’endettement est dévolue à l’Union Européenne et à sa monnaie unique privatisée l’Euro [3].
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Les transactions bancaires d’achat et de vente de pétrole en dollar représentent à elles seules la moitié des transferts de capitaux.
La génération de gros profit par spéculation haussière sur les matières premières nécessite d’acheter ces produits aux prix les plus bas possibles même quand les cours sont élevés. Les matières premières ne s’achètent jamais au cours du jour aux producteurs, mais avec un discount sur ce cours. Il est donc nécessaire pour les compagnies occidentales notamment pétrolières que ce discount soit le plus important possible, il est donc nécessaire de faire pression sur les nations productrices voire d’en prendre le contrôle pour minimiser voire supprimer les redevances qui leur sont dues.
C’est ce qui conduit le grand capitalisme financier à supporter les idéologies mathusiennes de décroissance car selon lui :
« La finance est l’industrie de demain car elle n’utilise pas de ressources naturelles de manière intensive  », telle est l’utopie évoquée par M. Bryan Scott-Quinn responsable du programme d’étude bancaire britannique [4].
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Maintenant pour accumuler du capital, c’est la salle de marché plutôt que l’usine.

Conclusion

On voit à quoi conduit la logique intrinsèque de la « end bottom line ».
- 1. À l’abandon de la marchandise comme moyen d’accumulation du capital.
- 2. À laisser produire des marchandises de faible valeur à des nations où le niveau de vie des producteurs est faible (Chine).
- 3. À reporter l’accumulation du capital sur ce qui est rentable encore, la spéculation haussière sur les matières premières.

Les profits des négociants de matières premières dépassent ceux des banques

En conséquence.
- 1. Les nations occidentales s’appauvrissent rapidement et le marché qu’elles représentent va s’éteindre.
- 2. Le coût des matières premières ne cesse d’augmenter accélérant le processus néfaste de baisse du taux de profit et donc de la paupérisation.
- 3. La hausse continuelle des matières premières conduit à une inflation du montant des capitaux virtuels non gagés sur une richesse quelconque et au gonflement d’une bulle financière qui ne pourra qu’éclater comme cela s’est déjà produit en 2008, mais ce n’était là qu’un avertissement.
- 4. Une petite oligarchie anglo-saxonne disposant seule du dollar, des salles de marché et des banques est devenue la seule bénéficiaire du nouveau système d’accumulation du capital par spéculation haussière.
- 5. En disposant des moyens régaliens des USA, cette oligarchie financière est conduite à imposer sa volonté aux États, quitte à recourir à la plus extrême violence, en accélérant leur exploitation, soit par la dette pour les pays occidentaux encore riches, soit par la prédation sur les matières premières pour les pays producteurs dits « en voie de développement ».
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Ainsi fonctionne l’impérialisme, stade suprême du capitalisme.
Ceux qui pensent voir dans ce système une quelconque communauté ou un quelconque complot ne servent qu’à détourner l’attention des peuples des véritables problèmes et d’empêcher de les résoudre comme ce fut le cas après la révolution bolchevique en Russie avec l’avènement du fascisme.
Le capitalisme en tant que mode de production est-il amendable ?
Ce système en crise grave aujourd’hui a pourtant permis un formidable essor des forces productives et des niveaux de vie par la multiplication des initiatives, alors que le socialisme soviétique peinait à susciter ce développement. Le système capitaliste en fut capable quand il était encore sous le contrôle de chaque nation et de ses lois qui le contraignaient dans ses aspects positifs et bridaient ses aspects destructeurs.
Cette dérégulation par l’affaissement des nations favorisées par les campagnes médiatiques et les politiciens corrompus a brutalement accéléré la dégénérescence du système principalement à partir des années 80.
Il ne peut y avoir de solution sans commencer par rétablir des lois nationales et des frontières afin de favoriser la production nationale pour la consommation nationale, sans que soit aussi respecté le droit international qui interdit l’ingérence.
Il est devenu nécessaire maintenant d’exiger le rétablissement d’une république véritable ou le peuple exercerait réellement la souveraineté afin que l’initiative économique reste au service de la nation.
Une nouvelle révolution française s’avère donc nécessaire.

sábado, 20 de abril de 2013

Como en el 11/S, balones fuera

Falta poco para que la red se caliente con lo de Tejas como decía ayer aquí, pero ya se calienta lo de Boston, y land destorcer lleva la primicia contra la versión oficial.

Lo que vemos en la prensa ahora es que unos "ajenos" son los culpables.










Como siempre ya ha muerto uno, y del siguiente, a saber.
A alguien le suena lo de Kennedy? Caso más flagrante imposible de olvidar. Pues este es otro caso similar, aunque no hayan matado más que a gente.
La cuestión es porqué?
Parece que los atentados en estados unidos son siempre ejecutados por gente de fuera, que se supone que les odia.
Si no son de fuera, son locos solitarios, como en Oklahoma. Pero ya no sólo los atentados con bomba. La versión local de los disparos en colegios o centro comerciales es muy adaptable a esta situación.
Probablemente no en todos los casos, pero al ser habitual, puede que alguien aproveche ese "modus operandi" para otros fines.

Pero no cuela. Por lo menos a mi no me la cuelan.
El 11/S con toda su tragedia nos dio una lección sobre lo que son capaces de hacer para vendernos motos. Digamos que ese es el caso más reciente y más salvaje y que más impacto ha tenido.
Pero ataques de falsa bandera ha habido desde siempre, y desde el 11S se han multiplicado.

Cuando la fuente es única, y la prensa servil sólo se dedica a difundir el mensaje de los amos, se llega al grado de propaganda que tanto odian las supuestas democracias.
Ante eso, la versión plausible y no oficial que nunca saldrá en los medios imperialistas.


"Contractors" at Boston Marathon Stood Near Bomb, Left Before Detonation

(Photos) Seen across street after blasts talking with FBI bomb squad. Who were they? What were they and the FBI doing? 

April 19, 2013 (LD) - What appear to be private contractors, wearing unmarked, matching uniforms and operating an unmarked SUV affixed with communication equipment near the finish line of the Boston Marathon shortly after the bomb blasts - can be seen beforehand, standing and waiting just meters away from where the first bomb was detonated. The contractor-types had moved away from the bomb's location before it detonated, and could be seen just across the street using communication equipment and waiting for similar dressed and equipped individuals to show up after the blasts.

Image: An already widely distributed photo showing the contractor-types on the bottom left, just left of where the bomb was placed and detonated. The men are wearing matching, unmarked uniforms, large black bags, and appear to be waiting, separately, and "behind" the rest of the crowd. In the upper left corner, a wooden structure forming one half of a temporary photography "bridge" over the finish line can be seen and serves as a useful reference when establishing the contractor-types' position in other photos. 
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Image: After the explosion, two of the contractors seen by the wall next to the bomb, appear across the street, both using communication equipment. This photo too has been distributed and enlarged many times across the Internet. (click to enlarge) 
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Image: An unmarked SUV with a considerable amount of communication gear on the roof appears, surrounded by identically dressed men. The vehicle parks near the bleachers. (click to enlarge) 
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Image: Event staff and contractors both above and below the bleachers begin tearing up the skirting and appear to be looking for something or retrieving something while casualties are still being treated and evacuated across the street. (click to enlarge) 
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The men, numbering between 6-8 then begin tearing up the skirting around temporary bleachers erected for the event, opposite the explosion, before taping it off. Then, what appears to be an FBI bomb squad truck pulls up directly behind the contractor-types' SUV, with a woman clearly wearing the letters F.B.I. on her tactical vest emerging and speaking with the contractor-types. Together they disappear from the scene, leaving their vehicles behind.

Image: What appears to be an FBI bomb squad truck pulls in, with a woman wearing what is clearly the letters F.B.I. on her vest. She talks with two contractors while it appears a third is partially in the truck's right-hand side. Also note that the area contractors and event staff tore up, is now taped off. (click to enlarge) 
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Image: The FBI truck and contractor SUV sit seemingly abandoned - neither the FBI agent, nor the contractors can be seen. What they did, or where they went remains so far, unknown. (click to enlarge) 
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It should be noted, that with the exception of the contractor-types, all other responders at the scene, including the FBI agent, can be clearly identified, from police to the fire department, to medics and even individuals wearing vests with "B.A.A. Physician" written on them. It should also be noted that no other uniformed individuals can be seen standing near the bomb site aside from the contractor-types.

These men were unidentified, professional contractors apparently augmenting public servants at the Boston Marathon, present before and after the bomb blasts in the direct vicinity of the incident. After the blasts, whether it was their intended function or not, they appeared to be searching for something under the bleachers before being joined by what appears to be the FBI bomb squad. The FBI and the city of Boston has so far categorically failed to provide any information on these highly suspicious individuals.

Questions That Must be Answered  


Several questions must be answered by the FBI, leading the investigation on behalf of we, the American people. The first question is who these men were, with large, black bags in the direct vicinity of where a bomb would detonate, moving away before the blast, and appearing directly across the road afterward. Who hired them and what was their function? Why were they moving amongst the crowd in a semi-covert fashion when all other public servants present were wearing proper uniforms and clearly identified? Did police, firefighters, event organizers, and medics know these men were present and what they were doing?

Why did it appear that the FBI was fully aware of their presence, and in fact working with them, specifically with what looks like a bomb squad unit? Were these contractors specialists in explosives, and if so, what is the significance that at least two of them were spotted just meters from where the blast occurred?

Why These Questions Demand Answers

The checkered, frightening history (see: FBI's History of Handing "Terror Suspects" Live Explosives) of the FBI's involvement in fomenting false terror attacks, and even presiding over attacks that succeeded in maiming and killing innocent people, should call into question their presence or involvement at any public event, especially when seen associating with unidentified, semi-clandestine organizations that appear to be private contractors.

Private contractors as well, do not answer or work for the public, but rather the highest bidder. Private contractors, most notably Blackwater and its various incarnations have operated both domestically and abroad, committing obscene crimes and atrocities with seemingly absolute impunity. The term "defense contractor" is in fact a euphemism for mercenary, and has no place in a civilized, democratic world, no matter what their alleged mission statement may claim.

That both of these nefarious entities were present and cooperating in the direct vicinity of the Boston bombings, with at least two contractors standing just meters away from where the bomb actually went off, raises a number of possibilities and concerns. A drill may have been being conducted, though the FBI and city officials have denied this. Or, a threat may have been communicated to event organizers ahead of time, which prompted the inclusion of "auxiliary" security, though again, both the FBI and the city of Boston deny receiving any information prior to the bombings. Whichever contracting firm this may have been, may just have wanted to swindle Boston's taxpayers for an easy payday, and coincidentally found itself in the middle of extraordinary circumstances.

However, alarming suspicion is raised when the FBI makes no mention of an organization it was clearly coordinating with, particularly in terms of bombs and explosives before and after the incident, considering the nature of the attack. When an already dubious organization attempts to obfuscate the facts of any given event, it is the right and responsibility of legitimate law enforcement, public representatives and the citizenry itself to demand and get answers. If we are not persistent, with the FBI's bizarre behavior over the past few days, including inexplicably cancelled and suspiciously rushed press conferences, and now what appears to be a Hollywood ending for the case, we may never get those answers.
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Note: Most images were taken from Flickr user HahaTango, the entire collection of 150 images from the Boston Marathon can be found here

Y si nos ponemos finos, que para eso estamos muchos, en vez de "contractors" es decir mercenarios, es mejor que se quede todo en casa y controlado por la casa:


Navy SEALs Spotted at Boston Marathon Wearing Suspicious Backpacks?


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Infowars.comApril 17, 2013
Savvy Internet sleuths have found images taken from surveillance cameras of members of the crowd gathered at the Boston Marathon that appear to identify Navy SEALs.
For comparison, below are a few photos of late Navy SEAL Chris Kyle. Note the skull logo on his baseball cap, his pants and his boots:
 
Now look at the individuals spotted wearing backpacks, a similar cap, and similar pants (and boots) at the Boston Marathon:
A video on Youtube also appears to capture a member wearing similar garb walking around the marathon post-explosion with something that looks like a detonator, but in actuality could be a radiation detector.
The reason this is important is because the Boston Police Commissioner is on record stating that they had “no specific intelligence” that there was a drill, while University of Mobile coach and marathon participant Alastair Stevenson has publicly stated that there was announcements telling people to stay calm and not be alarmed because beefed-up security was part of a “training exercise.”
If police were aware of a perceived threat, wouldn’t it make more sense to be announcing an evacuation order rather than tell everyone to stay calm?
This article was posted: Wednesday, April 17, 2013 at 12:07 pm





viernes, 19 de abril de 2013

Ahora viene lo mejor

Comentaba ayer que lo de Boston es un mini 11/S.
Y como viene siendo habitual, me llamaron conspiranoico. Palabro que gusta cuando tú no te crees nada y los demás no quieren creer más que lo que les venden.
Impulsivamente se hablaba de terrorismo, y como siempre del signo Arabe. Les faltó decir islamista integrista.
Ese mismo día, el del atentado de Boston, ocurría otra tragedia en Siria, sin mayores consecuencias mediáticas.
La muerte de civiles en otras partes del mundo dan igual, aunque sean causadas por bombas "terroríficas".

Lo pero estaba por venir.
De repente la prensa se llena de informaciones sobre cartas venenosas en EEUU, sobre evacuaciones de urgencia por "objetos sospechosos" y morral diversa.
Casualidades?
De repente surgen todas las acciones terroríficas en un país que lucha contra el terror a escala global?
Parecería una conjura, no?
O igual hay algo más que no sea casual?

Hoy de repente explota en Texas una fábrica de fertilizantes.
La explosión, según las fotos y testimonios fue horrible, "como una bomba nuclear".
Casualidad?




Sin ser un experto en nada, pero quisquilloso en mucho, algo no me cuadra.
Las imágenes de la explosión de Texas, que perece accidental, o por lo menos, nadie la considera acto terrorista dan que pensar.
Ese hongo que surge no me suena a fertilizante. Ni mucho menos.
Esos hongos los hemos visto en las guerras con explosivos de los buenos. De los militares pensados para hacer mucho daño.
La prueba, muchos más muertos que en unos supuestos bombazos con ollas express en Boston.
Hay que ser idiota para jugártela con dos bombas y matar a tres personas.
Pero hay que ser asesino para decir que una planta de fertilizantes explota porque sí, como los bombardeos típicos de la OTAN últimamente, matar a muchos más que en Boston y que parezca un accidente.

Todo esto ocurre cuando:
.- El congreso estadounidense apoya incondicionalmente a Israel en un supuesto ataque a Irán
.- EEUU amplía su ayuda militar a Israel.
.- Manda soldados a Jordania junto a la frontera siria.
.- La tensión con Corea del Norte sigue
.- La tensión entre China y Japón crece.
.- El oro se desploma en los mercados
.- Ya hay muchos países que no negocian con el $ y no quieren hacerlo.
.- La economía de EEUU es la peor del mundo a pesar de que camuflen los datos que ellos mismos generan para consumo mundial.
.- La situación de los terroristas pagados con dinero negro de la droga afgana está al límite en Siria.
.- El acuerdo secreto de paz en Siria entre rusos y americanos parece una farsa y alguien se está enfadando.
.- No se sabe nada de Libia
.- No se habla más de Máli
.- No se habla de nada más de lo que hay que mentalizar a los incautos.
etc...

Creo que estas alturas hay dudas más que razonables sobre la autoría del 11/S.
Lo que no cabe duda es que el 11/S fue el catalizador de la política imperialista y expansionista de EEUU, que permite que ese sistema perdure un día más.
Caen dos torres idealizadas y no se cesa de hablar de ellas, pero nadie habla del edificio de al lado que cayó "solito"
Eran demoliciones controladas.

Lo de Texas, es un bombazo en toda regla, con armamento militar, o explosivos militares.
Eso no lo hace una mezcla fortuita o accidental de fertilizantes porque sí.

Las consecuencias están por venir, pero me da que empieza otra fase en el tablero de ajedrez, local e internacional.